Prédication
Joey Commes

Orgue
Véronique Bommier

Musique

SALUTATION ET PROCLAMATION DE LA GRACE (Joey)

La grâce et la paix nous sont données de la part de Dieu notre Père et de Jésus-Christ venu pour nous sauver.

La promesse est accomplie, un enfant nous est né, Dieu revêt notre humanité. Il est né Emmanuel, Dieu avec nous, Dieu présent à jamais.

 

LOUANGE [debout] (Lecteur)

Je vous invite à vous lever pour louer Dieu avec le Psaume 72.

Les montagnes porteront la paix pour le peuple, Et les collines aussi, par l’effet de ta justice.  Il fera droit aux malheureux du peuple, Il sauvera les enfants du pauvre, Et il écrasera l’oppresseur. On te craindra, tant que subsistera le soleil, Tant que paraîtra la lune, de génération en génération. Il sera comme une pluie qui tombe sur un terrain fauché, Comme des ondées qui arrosent la campagne.  En ses jours le juste fleurira, Et la paix sera grande jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de lune.

Il dominera d’une mer à l’autre, Et du fleuve aux extrémités de la terre.  Devant lui, les habitants du désert fléchiront le genou, Et ses ennemis lécheront la poussière.  Les rois de Tarsis et des îles paieront des tributs, Les rois de Séba et de Saba offriront des présents.  Tous les rois se prosterneront devant lui, Toutes les nations le serviront.  Car il délivrera le pauvre qui crie, Et le malheureux qui n’a point d’aide. Il aura pitié du misérable et de l’indigent, Et il sauvera la vie des pauvres.

Son nom subsistera toujours, Aussi longtemps que le soleil son nom se perpétuera ; Par lui on se bénira mutuellement, Et toutes les nations le diront heureux. Béni soit l’Éternel Dieu, le Dieu d’Israël, qui seul fait des prodiges !

 

32-37 strophes 1-4

 

PRIERE DE CONVERSION [assis] (Lecteur)

Je vous invite à entrer dans la prière de conversion

Père, nous voulons te dire notre désarroi devant la souffrance du monde et reconnaître notre responsabilité, car notre manière de vivre ne transforme pas ce monde.

Pardonne-nous d’agir comme des égoïstes et de ne pas aimer notre prochain. Pardonne-nous de t’aimer si mal, d’attendre toujours tes services au lieu d’être à ton service. Pardonne-nous d’oublier que notre vrai bonheur est de t’aimer et te servir.

Accorde-nous ton pardon ; qu’il soit notre paix, notre joie et notre force. Nous te le demandons au nom de Jésus-Christ.

Amen.

32-16 strophe 1

 

ANNONCE DU PARDON (Lecteur)

Ecoutons l’annonce du pardon :

Dieu est amour : il entend la confession de notre cœur. Par Jésus-Christ, notre péché nous est pardonné. Par le Saint-Esprit, la puissance de vie nouvelle nous est accordée. Que Dieu nous mette au cœur l’assurance de son pardon et qu’Il nous donne de marcher vers son Royaume.

32-16 strophe 2

 

VOLONTE DE DIEU [Debout] (Lecteur)

Ecoutons ensemble l’expression de la volonté de Dieu dans le livre de l’Exode :

Je suis l’Éternel, ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison de servitude. Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face.

Tu ne te feras point d’image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre. Tu ne te prosterneras point devant elles, et tu ne les serviras point.

Tu ne prendras point le nom de l’Éternel, ton Dieu, en vain ; car l’Éternel ne laissera point impuni celui qui prendra son nom en vain.

Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier. Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage.  Mais le septième jour est le jour du repos de l’Éternel, ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni l’étranger qui est dans tes portes.

Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent dans le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne.

Tu ne tueras point.

Tu ne commettras point d’adultère.

Tu ne déroberas point.

Tu ne porteras point de faux témoignage contre ton prochain. Tu ne convoiteras point la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras point la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni aucune chose qui appartienne à ton prochain.

32-16 strophe 3

 

PRIERE D’ILLUMINATION [assis] (lecteur)

Père, ta Parole habite parmi nous. Au fil des siècles elle s’est transmise. A son écoute les peuples se sont réjouis. Ils ont accueilli le salut dont elle témoigne. Que ton Esprit nous éclaire et nous donne de recevoir, ici et maintenant, cette bonne nouvelle.

 

LECTURE (Lecteur)

EXODE 1,15-20

15 Le roi d’Egypte parla aussi aux sage-femmes des Hébreux – l’une se nommait Shiphra et l’autre Poua. 16 Il leur dit : Quand vous accoucherez les femmes des Hébreux et que vous les verrez sur les sièges, si c’est un garçon, faites-le mourir ; si c’est une fille, qu’elle vive. 17 Mais les sage-femmes craignirent Dieu ; elles ne firent pas ce que leur avait dit le roi d’Egypte ; elles laissèrent vivre les enfants. 18 Le roi d’Egypte appela les sage-femmes et leur dit : Pourquoi avez-vous agi ainsi ? Pourquoi avez-vous laissé vivre les enfants ? 19 Les sage-femmes répondirent au pharaon : C’est que les femmes des Hébreux ne sont pas comme les Egyptiennes ; comme elles sont pleines de vie, elles accouchent avant l’arrivée de la sage-femme. 20 Dieu fit du bien aux sage-femmes ; le peuple se multiplia et devint très fort. 21 Parce que les sage-femmes avaient craint Dieu, il leur donna une famille. 22 Alors le pharaon donna cet ordre à tout son peuple : Tous les garçons qui naîtront, vous les jetterez dans le Nil ; toutes les filles, vous les laisserez vivre.

MATTHIEU 2, 16-23

16 Quand Hérode se vit joué par les mages, sa fureur fut extrême ; il fit supprimer tous les enfants de deux ans et au-dessous qui étaient à Bethléem et dans son territoire, d’après l’époque qu’il s’était fait préciser par les mages. 17 Alors s’accomplit ce qui avait été dit par l’entremise du prophète Jérémie : 18 Une voix s’est fait entendre à Rama, des pleurs et beaucoup de lamentations : c’est Rachel qui pleure ses enfants ; elle n’a pas voulu être consolée, parce qu’ils ne sont plus.

19 Après la mort d’Hérode, l’ange du Seigneur apparut en rêve à Joseph, en Egypte, 20 et dit : Lève-toi, prends l’enfant et sa mère, et retourne dans le pays d’Israël, car ceux qui en voulaient à la vie de l’enfant sont morts. 21 Joseph se leva, prit l’enfant et sa mère et rentra au pays d’Israël. 22 Mais quand il apprit qu’Archélaos était devenu roi de Judée à la place d’Hérode, son père, il eut peur de s’y rendre ; divinement averti en rêve, il se retira en Galilée 23 et vint demeurer dans une ville appelée Nazareth, afin que s’accomplisse ce qui avait été dit par l’entremise des prophètes : Il sera appelé nazoréen.

Musique

 

PREDICATION

 

Quatre jours après Noël on nous reparle d’actes de tyrannie, d’abus de pouvoir et de massacres d’enfants. La trêve n’aura donc pas duré très longtemps. La parenthèse joyeuse est déjà refermée. Nous voilà à nouveau confrontés à la réalité la plus amère qui soit. D’ailleurs cette parenthèse a-t-elle vraiment été ce que nous prétendons qu’elle devrait être : un moment de joie dans toutes les familles du monde ? Pendant que nous étions occupés à festoyer chez nous bien au chaud, à l’abri de toute menace étrangère sommes-nous sûrs que tous les sans-abris à nos portes ont trouvé un lieu d’accueil décent, que dans les zones de conflits les armes ont cessé de faire entendre leur fracas sans fin ?

Nous ne sommes évidemment pas naïfs, nous savons que les malheurs qui frappent l’humanité, dont elle est souvent elle-même responsable, ne connaissent ni trêve ni repos mais continuent à se répandre partout où ils le peuvent. Le texte biblique lui-même en est témoin dans le récit de la Nativité. Jésus vient au monde dans une étable avec une mangeoire en guise de berceau, loin de tout confort il porte déjà la misère du monde avant de prononcer ses premiers mots, comme tant d’enfants qui viennent au monde dans l’indigence la plus extrême, victimes des inégalités et des injustices avant même d’avoir pu commettre le moindre méfait, avant d’avoir mérité quoi que ce soit de bien ou de mal, comme s’ils étaient destinés à ne connaître que souffrance et chagrin.

La tragédie ne s’arrête pas là toutefois. La bassesse de la condition de Jésus entouré d’un âne et d’un bœuf pour sa naissance est devenu un thème de prédilection de nombreux auteurs chrétiens, signe de l’abaissement de Dieu qui s’est revêtu de la condition humaine. Cette thématique a somme toute été banalisée par les diverses pratiques qui se sont développées à partir de cette base, au point que nous en oublions souvent qu’il est anormal qu’un bébé se retrouve dans une telle condition. Mais passons, puisqu’aujourd’hui nous lisons la suite qui est là pour nous rappeler, si nous l’avons oublié, que rien ne va dans cette histoire.

Le passage qui a été lu se trouve juste après l’arrivée des mages venus d’Orient qui avaient appris par l’observation des astres que le roi des juifs était venu au monde, et avaient décidé de se rendre auprès de lui pour lui offrir des présents. Mais comme ils ne connaissaient rien de la géographie locale, ils ont eu la bonne idée d’aller demander à Hérode, le roi soumis aux autorités romaines, où était venu au monde le roi des juifs. Aussitôt Hérode s’inquiète, un potentiel usurpateur vient de naître dans son propre pays, il doit s’en débarrasser pour assurer son maintien sur le trône. Un bébé lui fait peur. Hérode savait qu’il n’était pas le Messie, le fils de David destiné à restaurer Israël dans sa majesté sous la bénédiction de Dieu. Il n’est qu’un puissant qui ne doit son maintien en place qu’à ses relations avec Rome. Cette figure messianique, ce roi des Juifs, que son peuple attendait avec une forte espérance, il l’abhorrait car son avènement remettait en question son statue. Ses intérêts personnels passaient avant l’espérance de ses sujets, son égoïsme avant leur foi, et c’est ainsi qu’il resta comme la figure du tyran.

Un tyran qui fait écho à un autre : le pharaon qui craignait ses esclaves hébreux et voulut assurer sa domination sur eux par un contrôle des naissances. Il voulut se servir des sage-femmes afin que plus aucun garçon ne pût grandir dans une famille d’Hébreux. Mais comme ça n’a pas marché nous connaissons la suite : il fit mettre à mort ces enfants par la force armée. Tous périrent sauf un : Moïse qui put grandir dans la maison de Pharaon lui-même et devenir par la suite le libérateur des Hébreux, le prophète d’Israël par excellence, celui qui les conduisit à travers le désert, celui qui reçut de Dieu la Loi, le don qui faisait d’eux un peuple libre.

L’histoire de Moïse est une anticipation de celle de Jésus, qui va échapper à la hache d’Hérode grâce à ses parents qui s’enfuient en Egypte avec lui. Tandis qu’Hérode, ne trouvant pas ce fameux roi des juifs à Bethléem, comme cela avait été annoncé, mit à mort tous les enfants mâles venus récemment au monde, afin d’être sûr d’éliminer son rival, dans un excès de colère parce que les mages ne sont pas revenus lui dire qui était ce roi. Les commentateurs considèrent que c’est une reprise littéraire effectuée par Matthieu dans son évangile pour interpeler ses lecteurs. Jésus a connu le même destin que Moïse, il était donc appelé à vivre la même destinée, à libérer le peuple de Dieu des chaînes de l’esclavage et à lui donner les commandements nécessaires pour vivre dans cette liberté. De cette manière Jésus peut être reconnu comme un nouveau Moïse, comme celui qui renouvelle l’alliance entre Dieu et son peuple, comme celui après qui tout sera différent.

Mais nous pouvons aussi voir dans ce texte que les tyrans ne sont pas très originaux, ils répètent les mêmes combines, même si elles n’ont pas marché, mais vu qu’elles font mal on se dit qu’on peut toujours essayer. Massacrer des enfants après tout cela fera taire les rumeurs séditieuses, cela poussera les parents à obéir et à reconnaître l’autorité légitime, n’est-ce pas ? Le véritable résultat se trouve dans la citation du prophète Jérémie : « On a entendu des cris à Rama, Des pleurs et de grandes lamentations : Rachel pleure ses enfants, Et n’a pas voulu être consolée, Parce qu’ils ne sont plus. » (Jr 31,15). Il n’y a que la désolation et la tristesse la plus profonde qui se répandent dans les maisons. Et les mères qui ne retrouveront jamais la joie perdue, qui vivront avec une blessure irréparable. Si le despote fait taire les populations c’est pour qu’elle se murent dans le silence, le silence de la résignation, le silence du désespoir, le seul qui peut rester dans la détresse la plus profonde.

A ces mères qui ne veulent plus être consolés Jérémie répondait ainsi : « Ainsi parle l’Éternel : Retiens tes pleurs, Retiens les larmes de tes yeux ; Car il y aura un salaire pour tes œuvres, dit l’Éternel ; Ils reviendront du pays de l’ennemi. » (Jr 31,16). La fin du chagrin viendra, le monde sera sauvé par Dieu qui réparera les torts et fera justice à qui de droit. Mais n’est-ce pas naïf une nouvelle fois que de se réfugier ainsi dans une espérance qui risque rapidement de paraître horriblement creuse quand on la confronte à la réalité. 11 967 enfants ont été tués ou blessés dans des zones de conflit en 2024 d’après des chiffres de l’ONU et 2025 n’a pas été une meilleure année de ce point de vue.

L’enfant Jésus dès ses premiers jours porte donc déjà sur lui une écrasante responsabilité. Pour lui sont morts ceux que l’on appelle les innocents. Et il vivra avec cette responsabilité jusqu’à en rendre compte sur la croix. Mais un enfant est-il responsable du monde dans lequel il grandit, de sa famille, de son rang social ? Sa condition humaine est entachée par les malheurs qui l’entourent et dont il ne pourra jamais se défaire. Il s’est abaissé à être homme, un fils dont les circonstances de la naissance sont plus que douteuses pour la société de l’époque. Des exégètes considèrent qu’il était enfant d’une liaison illégitime, voire d’un viol. En tout cas, sans vouloir me lancer dans un débat sur la virginité de Marie, le sauveur du monde est un enfant sans père, même si pour lui ça s’est arrangé grâce à Joseph qui épouse sa mère et dont il sera reconnu comme le fils par ses contemporains, il est vraiment celui qui n’a rien pour lui dès le premier jour. Et c’est lui que Dieu a choisi pour être le lieu de son incarnation, pour délivrer son message de salut pour toute l’humanité et pour se réconcilier avec elle.

L’enfance de Jésus n’est donc pas une simple suite de récits montrant comment sa naissance est entourée de prodiges annonciateurs de sa vie et de sa destinée extraordinaires, elle est déjà une illustration de ce qu’il est venu faire parmi nous. Il est celui qui sauve les plus misérables, ceux qui n’ont rien demandé à personne, ceux que le monde a jugés et condamnés car il gênaient tel ou tel potentat. Il ne se bâtit pas un trône sur un tas de cadavres comme le fait Hérode, il est appelé à relever la tête au milieu de ses frères qui ont péri pour que lui ait la vie sauve. Il est appelé à mettre fin à l’injustice, à marquer la fin des déterminismes sociaux comme facteurs de discrimination, de dissension et de conflits.

Car cette naissance et cette survie de Jésus nous enseignent à voir dans le malheur les graines d’espérance. Comme nous savons qu’après Moïse Pharaon a été contraint de s’agenouiller devant la puissance de l’Éternel et de laisser partir le peuple de Dieu, nous comprenons ce que veut dire ce récit chez Matthieu : après Jésus il ne doit plus jamais y avoir de massacres de masses d’enfants, d’innocents de toute sorte. Celles et ceux qui ont été libérés par lui, qui ont trouvé une relation avec Dieu grâce à son intercession ne peuvent plus tolérer les caprices de tyrans comme ceux d’Hérode. Ils sont invités à adopter une conduite de refus, de libération face à toute force politique qui penche vers l’abus quel qu’il soit.

L’espérance ne repose pas sur une attitude de repli sur soi dans l’attente d’une aide extérieure, elle est un moteur qui doit nous pousser à changer ce qui nous est possible de changer, à transformer notre regard sur ce qui nous entoure, à refuser la résignation, à prendre en main notre responsabilité « pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la liberté, et aux prisonniers la délivrance » (ES 61,1). L’espérance est à l’image du cantique que nous avons chanté tout à l’heure : D’un Arbre séculaire. La légende, je l’ai appris il y a peu, veut qu’un matin de Noël un moine bénédictin allemand ait aperçu une rose qui avait poussé la nuit dans son monastère au XIIe siècle et que cette fleur lui aurait inspiré ce cantique. La fleur au milieu de l’hiver, le rose au milieu du blanc, la chaleur au milieu de la froideur, voilà ce qu’il faut faire fructifier.

Nulle difficulté que nous connaissons n’est totalement insurmontable, des armes nous ont été données dans l’Évangile pour nous surpasser afin de savoir nous décharger de nos préjugés et de notre pessimisme, afin de trouver le filon à exploiter pour effacer les maux de notre monde.

Noël n’est donc pas qu’une parenthèse qui survient à la fin de décembre avant de replonger dans les affres du quotidien. La Nativité que nous célébrons tous les ans est un appel au renouveau, à retrouver la pureté d’un cœur d’enfant pour changer les cœurs autour de nous. La joie du 25 décembre doit se propager sur tous les autres jours de l’année pour les sanctifier, pour que nous ne nous laissions pas atteindre par le désespoir. Avant la scène que nous avons lue rappelons-nous de ces mages qui n’avaient aucun lien avec le monde juif et qui sont pourtant venus pour l’adorer au prix d’un long voyage. Et si eux ont reconnu sa royauté, alors que ceux qui vivaient à Bethléem n’ont même pas su faire de la place à sa famille pour qu’ils aient un abri digne de ce nom pour la nuit, c’est qu’ils ont su reconnaître la souche fertile dans le désert.

Les disciples du Christ qui lisent ce texte sont donc invités à chercher autour d’eux les graines qui peuvent grandir et porter l’espérance. Et puisque nous arrivons à la fin de l’année nous pouvons nous rappeler des paroles de Bonhoeffer du fond de sa prison écrites pour le nouvel an de 1945 : « Nos cœurs en peine souffrent le martyre, des jours mauvais et durs du monde ancien. Seigneur, accorde aux âmes qui chavirent le salut que tu as promis aux tiens ! […] Quand tu nous tends la coupe des souffrances remplie d’un fiel de deuil jusqu’à raz-bord, nous la prenons avec reconnaissance, car de ta main nous vient ce qui rend fort. […] Environné de force merveilleuse, nous attendons en paix ce qui viendra, car, avec Dieu, c’est une année heureuse, un temps nouveau qui pour nous s’ouvrira. »

Ce texte, devenu un nouveau totem de la Nation allemande si je puis dire car il a détrôné les symboles de la haine raciale du national-socialisme, nous montre qu’aucun tyran ne saura jamais faire taire l’espérance de qui se souvient de l’enfant Jésus, de qui se souvient que nulle domination humaine n’est éternelle, que les puissants peuvent toujours rendre compte de leurs actes le jour où un peuple se souvient qu’il n’est pas tenu d’accepter son sort. Tant que les hommes et les femmes sauront reconnaître l’inacceptable quand il se présente à leurs yeux, tant que l’on pleurera pour les mères qui n’ont plus la force de pleurer, la liberté restera possible et le salut de l’humanité ne restera pas une vaine abstraction de théologien. Il sera une réalité : le Royaume des cieux qui s’est s’approcher dans un enfant signe que tout est possible pour qui sait faire grandir la Bonne Nouvelle autour de lui.

 

 

Musique

CONFESSION DE FOI [Debout] (Lecteur)

Dans un esprit œcuménique je vous invite à confesser notre foi à partir du Symbole de Nicée-Constantinople.

Nous croyons en un seul Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, de toutes les choses visibles et invisibles.

Nous croyons en un seul Seigneur, Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu, né du père avant tous les siècles, Dieu venu de Dieu, lumière issue de la lumière, vrai Dieu issu du vrai Dieu, engendré et non créé, d’une même substance que le Père et par qui tout a été fait ; qui pour nous les hommes et pour notre salut, est descendu des cieux et s’est incarné par le Saint-Esprit dans la vierge Marie et a été fait homme. Il a été crucifié pour nous sous Ponce Pilate, il a souffert et il a été mis au tombeau ; il est ressuscité des morts le troisième jour, conformément aux Ecritures ; il est monté aux cieux où il siège à la droite du Père. De là, il reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts, et son règne n’aura pas de fin.

Nous croyons en l’Esprit saint qui règne et qui donne la vie, qui procède du Père, qui a parlé par les prophètes, qui avec le Père et le Fils est adoré et glorifié ; nous croyons l’Eglise une et sainte, universelle et apostolique.

Nous confessons un seul baptême pour la rémission des péchés ; nous attendons la résurrection des morts et la vie du monde à venir. AMEN

47-23 strophes 1-5

ANNONCES

OFFRANDE

PREFACE ET INSTITUTION (Joey)

Il est bon et c’est notre joie de remercier Dieu pour la vie qu’il nous donne, la vie terrestre et la vie éternelle, pour l’eau de notre baptême, pour le pain et le vin de son repas.

Il est bon et c’est notre joie d’être les invités, les amis, les frères et sœurs de Jésus-Christ, de reconnaître dans ce pain et ce vin les signes de son amour, de sa mort, de sa résurrection, et l’annonce de son Royaume.

Il est bon et c’est notre joie d’attendre la venue de l’Esprit Saint, afin qu’avec ce pain et ce vin nous recevions la vie qui vient de Dieu et que nous ayons communion les uns avec les autres.

Il est bon et c’est notre joie de chanter la grâce et la fidélité du Seigneur !

32-07 strophes 1-3

« Jésus se mit à table et les apôtres avec lui. Il prit du pain et, après avoir remercié Dieu, il le rompit et le leur donna en disant: ceci est mon corps qui est donné pour vous. Faites ceci en mémoire de moi. Il leur donna de même la coupe, après le repas, en disant: cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang versé pour vous. »

ANAMNESE ET EPICLESE (conseiller)

Père, au moment de nous approcher de cette table, nous nous souvenons de Jésus-Christ : il a habité parmi nous, il a donné sa vie pour nous.

Nous nous réjouissons de sa résurrection qui nous donne l’assurance de sa présence auprès de nous, tous les jours et, en particulier, à cette table où il nous invite.

Nous attendons le jour où ton règne sera établi sur l’univers tout entier.

Que nous puissions, par ton Esprit, communier au corps et au sang de ton Fils et qu’ainsi, unis à lui, nous portions la lumière, la paix et l’espérance.

Le Seigneur lui-même nous invite à sa table, venez car tout est prêt.

L’assemblée forme un cercle autour de la table.

PRIERE D’INTERCESSION (lecteur)

Seigneur, nous te prions, en cette fin de l’année, pour tous ceux qui n’ont pas eu la joie de fête Noël n paix, donne-leur de connaître un jour des temps meilleurs. Seigneur, toi qui gouverne le monde, en qui tout pouvoir se trouve, éclaire l’esprit de nos dirigeants et responsables à travers le monde.

Nous te confions tous les problèmes climatiques, géopolitiques et sociétaux de notre monde, éclaire les hommes et les femmes afin que l’année à venir voit la lumière briller et nous conduire à rebâtir un monde nouveau.

Que nos cœurs d’enfants soient renouvelés, que nos pensées œuvrent à construire ton Royaume en ce monde.

NOTRE PERE

 

FRACTION ET ELEVATION (conseiller)

Le pain que nous partageons est communion au corps du Seigneur Jésus-Christ. La coupe de bénédiction pour laquelle nous rendons grâces est communion au sang du Seigneur Jésus-Christ.

COMMUNION

EXHORTATION (Joey)

La crèche nous dit l’humilité. L’enfant nous dit la fragilité. Nous voici émerveillés par tant de simplicité. Vivons dans la paix chaque étape de la vie : Il est là, celui qui est le Bon Berger !

BENEDICTION (Joey)

La grâce de notre Seigneur Jésus-Christ, l’amour de Dieu le Père, et la communion du Saint-Esprit soient avec nous tous dès maintenant et à jamais.

Musique