Eglise Protestante Unie Port-Royal Quartier Latin

Culte du 31 août 2025

Prédication : Nicolas BonnalOrgue : Emmanuel Mandrin

Musique

SALUTATION

En ce premier culte après quatre dimanches de pause, nous nous accueillons nous-mêmes en ce temple de Port-Royal. Soyons-y tous les bienvenus. Ceux qui y viennent pour la première fois, ceux qui y retournent après ces quatre dimanches. Ceux qui ont fréquenté, pendant cette pause, d’autres lieux de louange et de prière, ceux qui ont décidé d’en profiter pour dormir le dimanche matin…

C’est le Seigneur qui nous accueille, heureux qu’il est, lui aussi, de nous retrouver ici ensemble.

INVOCATION

C’est que, comme l’écrit l’épitre aux Hébreux (12, 22 à 24, un des textes du jour) :

« Vous vous êtes approchés de la montagne de Sion et de la ville du Dieu vivant, la Jérusalem céleste, et des myriades d’anges en réunion de fête, et de l’assemblée des premiers-nés, dont les noms sont inscrits dans les cieux, et de Dieu, le juge de tous, et des esprits des justes parvenus à l’accomplissement, et de Jésus, médiateur d’une alliance neuve »

Plus simplement, l’Éternel nous salue, il offre sa paix et sa joie à chacune et chacun d’entre nous, à notre assemblée de sœurs et de frères qui se retrouvent en ce jour pour le louer, le prier et méditer sa parole.

LOUANGE [debout, ensemble]

Psaume 68, psaume du jour

1 Psaume pris dans le livre du chef de chorale. Chant.
2 Dieu se lève, ses ennemis partent de tous côtés, ceux qui le détestent fuient devant lui.
3 Comme la fumée disparaît, ils disparaissent. Comme la cire fond devant le feu, les gens mauvais meurent quand Dieu paraît.
4 Mais ceux qui obéissent à Dieu se réjouissent, ils dansent de joie devant lui.
5 Chantez pour Dieu, jouez pour son nom ! Ouvrez la route à celui qui avance sur son char de nuages. Son nom est : le Seigneur. Dansez de joie devant lui !
6 Dans sa maison très sainte, Dieu est un père pour les orphelins, un défenseur pour les veuves.
7 Dieu donne une famille à ceux qui sont seuls, il libère les prisonniers dans la joie.
Mais ceux qui refusent de lui obéir restent sur une terre sèche.
8 Ô Dieu, tu es sorti devant ton peuple, tu as avancé dans le désert.
9 À ce moment-là, la terre a tremblé, le ciel a versé toute son eau, devant toi, Dieu du Sinaï, devant toi, Dieu d’Israël.
10 Ô Dieu, tu as fait tomber une pluie abondante,
et tu as rendu la vie à ton peuple sans force.
11C’est dans ton pays que ton peuple s’est installé. C’est toi, Dieu très bon, qui as préparé ce pays pour les malheureux.

Psaume 68, strophes 1, 2 et 5

PRIERE DE CONVERSION [assis]

Seigneur, nous nous présentons devant toi tels que nous sommes.
Tu nous connais mieux que nous ne nous connaissons nous-mêmes. Tu sais nos défauts, nos insuffisances.
Devant toi, nous savons que nous ne pouvons faire passer pour autres que nous sommes.
Nous ne pouvons travestir nos silences ou notre capacité à détourner le regard devant les malheurs de notre monde en de la discrétion ou de l’humilité.
Tu ne prends pas notre éperdu désir d’être aimés ou admirés et ce qu’il nous conduit à faire pour du courage ou de la générosité.
Tu ne te laisses pas abuser par nos grandes déclarations, quand elles restent vaines, par nos émotions, quand elles ne nous mettent pas en mouvement.
Nous voici, nus et silencieux, devant toi. Que ton regard aussi pénétrant que bienveillant nous enveloppe et nous rendent lucides.
Révèle-nous à nous-mêmes. Amen

Psaume 130, strophes 1 et 2

ANNONCE DU PARDON

Que tous ceux qui se tournent vers Dieu avec confiance reçoivent de lui la certitude de son amour.

Voici ce que dit Jésus (Luc 4) :
« L’Esprit m’a envoyé pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres ; pour proclamer aux captifs la libération et aux aveugles le retour à la vue.
Et Jésus ajoute :
Aujourd’hui cette parole quand vous l’entendez, est accomplie. »

Qu’ainsi :
Toutes celles et tous ceux qui se sentent pauvres dans leur cœur se réjouissent de la Bonne nouvelle de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ, que toutes celles et tous ceux qui se reconnaissent aveugles reçoivent l’assurance que Dieu vient ouvrir leurs yeux, que toutes celles et tous ceux qui se sentent captifs sentent leurs chaînes tomber par la force de la Parole de Dieu.

Car aujourd’hui, cette parole est accomplie pour toutes celles et tous ceux qui l’entendent.

31-17, strophe 1 [debout]

VOLONTE DE DIEU

Écoutons ensemble ce que l’apôtre Paul nous propose de chercher à vivre à la suite de notre Dieu (1 Cor 13) :

Voici la voie par excellence, nous dit Paul,

L’amour prend patience ; l’amour rend service.
Il ne jalouse pas, il ne se vante pas,
il ne s’enfle pas d’orgueil,
il ne fait rien de malhonnête,
il ne cherche pas son intérêt,
il ne s’irrite pas, il n’entretient pas de rancune,
il ne se réjouit pas de l’injustice,

Mais l’amour trouve sa joie dans la vérité.
Il excuse tout, il croit tout, il espère tout, il endure tout.
L’amour ne meurt jamais.

Et maintenant ces trois choses demeurent :
la foi, l’espérance, et l’amour ;
mais la plus grande de ces réalités, c’est l’amour.
Suivez l’amour.

31-17, strophes 2 et 3

PRIÈRE D’ILLUMINATION [assis]

Dieu de tendresse,
tu as fait de nous des gens de ta maison
au milieu d’un monde que tu aimes mais qui souffre.
Accorde-nous la sagesse et l’intelligence pour que nous puissions y discerner ta volonté et la mettre en œuvre tous les jours de notre vie. Esprit, éclaire-nous. Montre-nous ce qui importe.
Donne-nous de comprendre, ouvre-nous des chemins pour agir.
Amen

LECTURE

Évangile selon Luc, chapitre 14, du verset premier au verset 14

1 Un jour de sabbat, Jésus entre dans la maison d’un Chef des Pharisiens pour y prendre un repas. Les gens qui sont là regardent Jésus avec attention.
2 Un homme se trouve devant lui. Il a le corps tout gonflé à cause d’une maladie.
3 Alors Jésus demande aux maîtres de la loi et aux Pharisiens : « Le jour du sabbat, est-ce qu’on a le droit de guérir quelqu’un ? ou est-ce que c’est interdit ? »
4 Mais ils ne répondent pas. Jésus se tourne vers le malade, il le guérit et lui dit de partir.
5 Ensuite Jésus dit aux maîtres de la loi et aux Pharisiens : « Supposons ceci : le jour du sabbat, votre fils ou votre bœuf tombe dans un puits. Vous allez sûrement le tirer de là tout de suite ! »
6 Et ils ne peuvent rien répondre à cela.
7 Jésus voit que les invités choisissent les premières places à table. Alors il leur donne ce conseil :
8 « Quand quelqu’un t’invite à un repas de mariage, ne va pas t’asseoir à la première place. En effet, on a peut-être invité quelqu’un de plus important que toi.
9 Et celui qui vous a invités tous les deux va te dire : “Donne-lui ta place.” Alors, plein de honte, tu devras t’asseoir à la dernière place.
10 Au contraire, quand quelqu’un t’invite, va t’asseoir à la dernière place. De cette façon, celui qui t’a invité te dira en arrivant : “Mon ami, prends une meilleure place.” Alors, tous ceux qui sont à table avec toi verront combien tu es respecté.
11 En effet, celui qui veut être au-dessus des autres, on lui donnera la dernière place. Et celui qui prend la dernière place, on le mettra au-dessus des autres. »
12 Ensuite, Jésus dit à celui qui l’a invité : « Quand tu donnes un grand repas, à midi ou le soir, n’invite ni tes amis, ni tes frères et sœurs, ni les gens de ta famille, ni des voisins riches. En effet, ils t’inviteront à leur tour et ils te rendront ce que tu as fait pour eux.
13 Au contraire, quand tu offres un repas de fête, invite des pauvres, des infirmes, des boiteux, des aveugles.
14 Alors tu seras heureux parce qu’ils ne peuvent pas te rendre cela. Mais Dieu te rendra cela le jour où il relèvera de la mort ceux qui lui ont obéi. »

Musique

PREDICATION

Ce passage de l’évangile de Luc nous est proposé par nos listes de lecture, pour ce dimanche qui, pour notre paroisse, est celui de la reprise de nos cultes.

Pour ce dernier jour d’août qui marque, pour certains d’entre nous, la fin des grandes vacances, et donc le début d’une nouvelle année, pour certains d’études, pour d’autres de travail, pour tous, quelle qu’elle soit, de retour à la normalité après une parenthèse estivale.

Cette période qui commence, elle sera pour certains pleine de nouvelles découvertes, pour d’autres le recommencement d’une certaine routine.

Pour notre paroisse, elle sera le vrai début d’une saison sans pasteur, et, espérons-le, une période de nouvelles découvertes.

Quels mots d’ordre nous donne, pour vivre cette rentrée, le texte qui nous a été lu ?

Il nous invite, sans aucun doute, à la convivialité, au sens premier du terme, puisque, tout entier, il nous raconte une histoire de repas.

D’abord parce que la scène qu’il rapporte est un repas. Chez un des chefs des Pharisiens.

Et parce que Jésus va y parler presqu’exclusivement de repas. Ce n’est pas à la française : on mange et on parle de ce qu’on mange ou de ce qu’on a mangé ou de ce qu’on mangera. Cela y ressemble quand même un peu. Ici, avant et au cours du repas, on parle du repas. Mais ce n’est pas le menu qui est en cause.

Alors que nous dit ce texte du repas ?

Il faut dire tout de suite qu’il s’inscrit dans une impressionnante continuité : pour s’en tenir aux évangiles, des noces de Cana à la Cène, les repas scandent le récit. Et après la Cène, cela continue : qu’on pense aux pèlerins d’Emmaüs, ou au poisson partagé sur le bord de la mer de Tibériade, au petit matin, à la toute fin de l’évangile de Jean.

Notre texte nous offre des clés pour comprendre l’importance donnée aux repas dans l’évangile.

Que s’y passe-t-il ?

D’abord une guérison. Qui est l’occasion d’une controverse, que suscite, ou anticipe Jésus, sur ce qui peut ou non être fait pendant le sabbat. Il n’est en effet pas dit que les Pharisiens présents se soient scandalisés de cette violation des interdits du sabbat. On peut l’imaginer mais cela n’a rien de sûr.

Puis, Jésus observe la façon dont les hôtes qui arrivent s’asseyent. Et il en tire l’enseignement qui lui permettra de conclure, au verset 11, « quiconque s’élève sera abaissé, et quiconque s’abaisse sera élevé.»

Le chemin pour parvenir à cette conclusion est surprenant : une méthode pour ne pas être humilié plutôt que de viser trop haut et d’être brutalement rétrogradé, Jésus invite à ce qui ressemble beaucoup à feindre l’humilité pour être finalement élevé. C’est sans aucun doute la conclusion qui compte.

Enfin, Jésus conseille son hôte de ne pas inviter à un repas ceux qu’on aurait naturellement tendance à inviter, à savoir ses amis, sa famille et ses riches voisins, mais plutôt les pauvres et les infirmes. Des hôtes qui ne pourront rendre l’invitation, des hôtes qu’on invite gratuitement en quelque sorte. Paradoxe, d’ailleurs : Jésus est invité, mais lui qui n’a pas une pierre pour reposer sa tête, il n’est pas question qu’il puisse rendre l’invitation.

De cet ensemble qui peut sembler disparate et qui n’est uni que par la thématique du repas, quelques idées force se dégagent qui sont autant d’enseignements pour nous.

Mais commençons par l’évidence : un repas, c’est un moment où l’on s’alimente, ou on reprend des forces, ou l’on trouve la nourriture nécessaire à la vie, la survie.

Le thème de la faim, la présence de ceux qui ne peuvent manger à leur faim, est très présent dans toute la Bible et notamment dans l’évangile. À l’époque de Jésus il y avait des pauvres qui avaient faim. Et comme nous sommes adeptes du progrès, non seulement, à notre époque, il y a toujours des pauvres qui ne mangent pas à leur faim (Jésus l’avait dit aux disciples : vous aurez toujours des pauvres avec vous), mais il y a des famines organisées en arme de guerre, comme actuellement sur la terre même qu’a arpentée Jésus. En lisant ce texte, nous pensons à ceux qui meurent de faim à Gaza.

Prendre un repas c’est d’abord, avant tout satisfaire ce besoin indispensable à la survie de l’homme : ingérer de la nourriture. Ce n’est pas pour rien que dans la dernière partie du récit, Jésus commande d’inviter les pauvres à dîner plutôt que ses riches voisins.

Ce n’est pas pour rien non plus que c’est pendant un repas que Jésus guérit un malade atteint d’hydropisie. La nourriture et la santé sont indissociables. On parle ici de la vie et de la vie bonne. Bien sûr, le jour de la guérison, le sabbat, est présenté comme plus important dans le récit que la circonstance qu’elle se déroule à l’occasion d’un repas. Mais c’est pourtant bien le cas.

Cela nous conduit à la deuxième caractéristique qui frappe à la lecture de ce texte : on est très loin, et c’est bien là-dessus que le texte se termine, du repas familial ou entre amis. Jésus conseillera d’inviter des inconnus, choisis en fonction de leurs infirmités en tout genre. Mais lui-même, le voilà qui prend un repas chez un Pharisien, ce groupe que l’évangile nous présente comme les adversaires de Jésus.
Et même chez un chef des Pharisiens.

Cet homme a-t-il invité Jésus ? Jésus s’est-il invité lui-même, voire s’est-il imposé ? Nous ne le savons pas. Ce que nous pouvons comprendre de la leçon donnée sur la façon de se placer, c’est que les invités ne se connaissent pas les uns les autres. Sinon, ils maîtriseraient et anticiperaient la hiérarchie qui commande le placement.

Toujours est-il que, vis-à-vis de son hôte au moins (on ne sait pas ce que peuvent penser les autres invités), la guérison le jour du sabbat montre bien que Jésus ne cherche pas à éviter les sujets qui fâchent. On l’a vu, c’est même lui qui anticipe ou suscite la controverse. On le sait les Pharisiens prônaient un strict respect du commandement reçu par le peuple juif pendant l’exode : « tu travailleras six jours, faisant tout ton ouvrage, mais le septième jour, c’est le sabbat du Seigneur ton Dieu ».

L’hôte adversaire, le sujet qui fâche, les invités qui ne se connaissent pas, les conseils en forme de remontrance que distille Jésus aux uns et aux autres, bien sûr, on peut dire que c’est le propre de Jésus dont le message est en rupture résolue avec une loi qui voudrait limiter l’amour gratuit et les usages sociaux.

Mais c’est aussi un message pour nous.

Nous avons tendance, et les réseaux sociaux ont une grande part de responsabilité là-dedans, mais pas eux seulement, à associer la convivialité du repas partagé avec les liens familiaux ou amicaux. Et nous avons tendance à éviter, dans ce cadre, les sujets de désaccord. Et plus généralement, de plus en plus, nous ne fréquentons plus que des gens qui sont d’accord avec nous, qui partagent notre mode de vie, nos engagements, nos convictions.

Nous n’osons plus nous situer en décalage par rapport à ce qui vient d’être dit par notre interlocuteur. Peut-être que nous ne savons plus vraiment dialoguer. Parce qu’enfermés dans nos cercles et nos réseaux, nous nous sommes convaincus que notre vérité est l’unique et nous craignons de souffrir en l’entendant contredire, ou de faire souffrir en contredisant celle des autres.

Ce mal guette aussi nos églises, notre paroisse. Soit qu’on y exprime une opinion dominante avec la force de l’évidence, comme si elle était vérité révélée, de sorte qu’il est bien difficile pour ceux qui pensent autrement de faire valoir leur point de vue. Soit qu’on en vienne à refuser d’aborder précisément les sujets qui fâchent… Pensons à toutes les précautions que nous avons prises pour aborder les suites du 7 octobre 2023 en Israël et à Gaza, au point, si je caricature (tout en assumant ce que nous avons fait), de demander à un professeur de théologie de venir nous parler d’un épisode du livre de Josué…

Alors ce repas de Jésus chez un chef des Pharisiens nous invite à oser. Bien sûr, nous ne sommes pas Jésus, et si osons, faisons-le prudemment et avec tact. Mais osons.

Ce n’est pas le seul message que nous pouvons retirer de ce texte.

Revenons au début : manger à sa faim. Donner à manger, c’est bien. Manger avec ceux qui ont faim, n’est-ce pas mieux encore ? Parce que c’est partager ce moment sans faire de différence entre ceux qui ont faim et ceux qui s’asseyent déjà rassasiés. Parce que c’est renoncer à ces hiérarchies que moque Jésus en donnant son conseil sur la place à occuper à la table. Parce que ceux qui ont faim ont à donner en retour du repas qu’on partage avec eux, c’est bien cela que veut nous dire Jésus lorsqu’il conclut cette partie du texte par la formule « quiconque s’élève sera abaissé, et quiconque s’abaisse sera élevé.»

Nous ne nous abaisserons jamais en prenant un repas avec ceux qui ont faim. Laissons à Dieu le soin de dire si nous serons élevés…

Bien sûr, je pense au projet autour duquel tourne notre paroisse depuis un bon moment, mais qu’elle n’a pas encore réussi à mettre en œuvre faute des énergies nécessaires, les tables du CASP, qui consiste précisément à offrir un repas à ceux qui ont faim, mais aussi et surtout, à le partager avec eux.

Jésus ne nous encourage-t-il pas, dans ce texte, à avancer dans cette voie ? Il n’invite pas, en effet, l’hôte potentiel à qui il s’adresse à ouvrir une soupe populaire en restant derrière un guichet. Il lui parle d’un repas qu’il doit offrir et partager.

Et c’est sans doute l’essentiel de ce texte : partageons des repas aussi entre nous, parce que nous sommes tous différents, que même la foi qui nous unit, nous la vivons chacun de manière très différente. Et pourtant, protestants pudiques que nous sommes trop souvent, comme nous en parlons peu ! Et sachons au cours de ces repas, comme en d’autres occasions, échanger vraiment, en franche fraternité et sororité.

Voilà ce à quoi nous invite ce texte

Parce que le repas partagé, que nous en soyons ou non conscients, c’est ce à quoi notre Seigneur nous invite, ainsi qu’il est écrit dans l’Apocalypse :

« Voici, je me tiens à la porte et je frappe ; si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui pour souper, moi près de lui et lui près de moi » (Ap 3, 20).

Amen !

Musique

CONFESSION DE FOI [debout]

Nous confessons notre foi avec un texte d’André Dumas

Nous croyons en un Dieu qui est pour l’être humain, mais qui est autre que l’être humain, qui est notre allié, mais dont la parole est plus vraie que notre vie et plus forte que notre mort.
Nous croyons qu’il crée et qu’il recrée le monde contre le chaos et la dislocation, contre l’obscurité et le silence.

Nous croyons en Jésus-Christ, qui a montré pleinement Dieu à l’être humain et l’être humain à Dieu, qui a vécu pour enseigner, pour annoncer et pour guérir, qui est mort comme nous, à cause de nous et pour nous, qui a été ressuscité pour rendre manifeste la mémoire, la bonté et la puissance de Dieu en faveur de nous tous.

Nous croyons à l’Esprit Saint, qui continue d’œuvrer chez les êtres humains comme la graine continue de pousser au travers de l’hiver. Nous croyons.
Aide-nous à vivre ce que nous cherchons à croire.

Amen.

32-18, les 3 strophes

ANNONCES ET OFFRANDE (bref accompagnement musical)

PRIERE D’INTERCESSION

Notre Dieu,

Nous te prions pour notre monde. Notre monde déchiré par les guerres, qui l’infestent de tous côtés, notre monde sali par l’arrogance des puissants envers ceux qu’ils pensent faibles, par le mépris des riches envers ceux qu’ils trouvent pauvres. Notre monde que tu nous as donné si beau, et que nous abîmons avec une incroyable constance. Notre monde qui subit l’injustice, la violence, la misère.
Montre-lui, montre-nous, tes chemins d’espérance.

Nous te prions pour ceux qui le gouvernent, trop souvent égoïstes et méchants, plus souvent encore seulement médiocres et faibles.
Apprends-nous à les rappeler à l’ordre, à les remplacer s’il le faut, à les aider quand ils en ont besoin, à ne jamais, en tout cas, nous désintéresser d’eux.

Nous te prions pour toutes celles et tous ceux qui œuvrent à rendre notre monde plus beau. Les artistes, les penseurs, les scientifiques, mais aussi toutes celles et tous ceux qui, au quotidien, sentent confusément qu’ils ne travaillent pas que pour eux-mêmes, quelque humble ou obscure que soit leur contribution à un monde meilleur.
Inspire-les, et rends nous reconnaissants à leur égard.

Nous te prions pour ton église. Divisée, fragile, quelquefois dévoyée, trop souvent silencieuse, mais qui, pourtant, œuvre à transmettre ta parole, et qui en vit plus souvent qu’elle ne le pense.
Réduis ses divisons, augmente sa ferveur, son audace et sa foi.

Nous te prions pour nos sœurs et nos frères en humanité. Pour celles et ceux qui sont isolés, malades, seuls, désespérés. Mais aussi, pour celles et ceux qui, consciemment ou inconsciemment, contribuent aux malheurs de notre monde. Tu les connais mieux que nous. Laisse-nous cependant les recommander à ta compassion dans le secret de nos cœurs.

(silence)

Nous rassemblons toutes nos prières dans celle que ton fils nous a enseignée :

Notre Père….

Amen.

EXHORTATION [debout]

C’est vous qui êtes le sel de la terre. Mais si le sel perd son goût, comment pourrait-on le rendre à nouveau salé ? Il ne sert plus à rien ; on ne peut que le jeter dehors, et les gens marchent dessus.
C’est vous qui êtes la lumière du monde. Une ville construite sur une colline ne peut pas être cachée. On n’allume pas une lampe pour la mettre sous un seau. Au contraire, on la place sur son support d’où elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison. C’est ainsi que votre lumière doit briller devant les hommes afin qu’ils voient le bien que vous faites et qu’ils louent votre Père qui est dans les cieux.

BENEDICTION

Que le Dieu vivant vous bénisse et vous garde. Au travail ou au repos, dans le tumulte ou dans le calme. Chaque jour et chaque moment qu’il créé, qu’il soit à vos côtés et que sa présence illumine vos jours et ceux de vos bien-aimé.e.s.

Amen

Musique