Culte du 14 décembre 2025
Culte du 14 décembre 2025 autour des petits biblistes de Port Royal : Capucine, Flora, Mathilde, Maxime, Mélissende, Oscar et Raphaël
Musique
ALLUMAGE DE LA COURONNE DE L’AVENT PAR LES ENFANTS
Les enfants montent à la tribune de l’orgue
ACCUEIL
Bienvenue à toutes et à tous en ce 3ème dimanche de l’avent où les enfants de l’école biblique vous accueillent pour le culte de Noël et fêter ensemble la Nativité qui s’annonce !
Nos petits biblistes ont préparé ce culte avec la volonté de vous faire partager leur regard stimulant, vivifiant mais réaliste et souvent très mâture sur notre monde pourtant si difficile.
Leur message est enthousiaste et optimiste car ils croient que notre monde et notre humanité sont porteurs d’amour et d’espérance.
Nous tenterons, Claire, Luna, Paul et moi, de le retranscrire le plus fidèlement possible.
SALUTATION ET ANNONCE DE LA GRÂCE PAR LES ENFANTS
La grâce et la paix vous sont données de la part de Dieu notre Père et de son fils Jésus Christ.
Dieu nous accueille tous tels que nous sommes, avec nos qualités et nos défauts, avec toutes nos différences et sans nous juger.
Soyez tous ici accueillis ici et maintenant dans cet amour inconditionnel.
LOUANGE PAR LES ENFANTS
Louons le Seigneur avec le Psaume du jour, le psaume 146 intitulé « Le Seigneur, protecteur des faibles »
Il fait droit aux opprimés, il donne du pain aux affamés. Le Seigneur libère ceux qui sont enchaînés,
le Seigneur rend la vue aux aveugles, le Seigneur remet debout ceux qui fléchissent, le Seigneur aime les fidèles.
Le Seigneur veille sur les réfugiés, il relève la veuve et l’orphelin, mais il fait échouer les projets des méchants.
Le Seigneur est roi pour toujours. Il est ton Dieu, Sion, de siècle en siècle. Alléluia, vive le Seigneur.
32-22 Ô peuple fidèle [debout]
PRIÈRE DE CONVERSION
Je vous invite à vous asseoir pour écouter la prière de conversion.
Seigneur Dieu nous avons préféré nos désirs à ta volonté. Nous avons travaillé pour nous plus que pour ton royaume. Nous nous sommes aimés nous-même plus que nous n’avons aimé notre prochain et toi-même.
Pardonne-nous Seigneur de n’avoir pas changé, de nous être si souvent repentis en vain.
Toi qui nous connais mieux que nous-même, toi qui nous aimes en dépit de tout, change notre volonté. Et avec ton pardon, accorde-nous la force et la joie de mieux t’aimer et te servir par Jésus Christ ton fils, notre sauveur. Amen
ANNONCE DU PARDON PAR LES ENFANTS
Et maintenant nous lisons des paroles de promesse, qui nous disent que nous sommes capables d’aimer notre prochain comme nous-mêmes.
Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son fils unique afin que tout homme qui croit en lui ne meure pas mais qu’il ait la vie éternelle.
Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée, et de toute ta force.
Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
VOLONTÉ DE DIEU PAR LES ENFANTS [DEBOUT]
Nous nous levons pour écouter la volonté de Dieu dans un des textes du jour, Épitre de Jacques chapitre 5 :
Prenez donc patience, frères, jusqu’à ce que le Seigneur vienne. Voyez comment le cultivateur prend patience en attendant que la terre produise de précieuses récoltes : il sait que les pluies d’automne et de printemps doivent d’abord tomber.
Prenez patience, vous aussi ; soyez pleins de courage, car la venue du Seigneur est proche.
Ne vous plaignez pas les uns des autres, frères, sinon Dieu vous jugera. Le juge est proche, il est prêt à entrer !
Frères, souvenez-vous des prophètes qui ont parlé au nom du Seigneur : prenez-les comme modèles de patience fidèle dans la souffrance.
Et nous continuons avec le Sermon sur la montagne :
Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes.
32-23 Ô nuit bienveillante [debout]
PRIERE D’ILLUMINATION [assis, ensemble]
Nous nous asseyons pour dire ensemble la prière d’illumination qui est sur la feuille de culte et qui est une prière d’André Dumas.
Ta Parole est comme l’eau.
Rafraichis-nous à sa source,
Plonge-nous dans son courant,
Entraine-nous vers sa mer.
Ta Parole est comme le feu.
Qu’elle nous éclaire sans nous éblouir.
Qu’elle nous réchauffe sans nous brûler.
Qu’elle nous embrase sans nous dévorer.
Ta Parole est comme le ciel.
Elargis-nous en elle, pour que nous connaissions
La hauteur et la profondeur de tout ce qui est.
Ta Parole est comme la terre.
Enracine-nous-en elle,
Pour que nous éprouvions la solidité et la constance
De tout ce que tu nous donnes, exiges et promets.
Amen.
LECTURES
Esaïe 35, 1-10 : Le grand retour
1 Que le désert et la terre aride manifestent leur joie ! Que le pays sec s’émerveille et se couvre de fleurs, 2 aussi belles que les lis ! Oui, qu’il se couvre de fleurs, et qu’il s’émerveille à grands cris ! Le Seigneur lui a donné la splendeur des montagnes du Liban, l’éclat du mont Carmel et de la plaine du Saron. On pourra voir alors la glorieuse présence du Seigneur, l’éclat de notre Dieu. 3 Rendez force aux bras fatigués, affermissez les genoux chancelants. 4 Dites à ceux qui perdent courage : «Ressaisissez-vous, n’ayez pas peur, voici votre Dieu. Il vient vous venger et rendre à vos ennemis le mal qu’ils vous ont fait, il vient lui-même vous sauver.» 5 Alors les aveugles verront, et les sourds entendront. 6 Alors les boiteux bondiront comme les cerfs et les muets exprimeront leur joie. Car de l’eau jaillira dans le désert, des torrents ruisselleront dans le pays sec. 7 Le sable brûlant se changera en étang, et le pays de la soif en région de sources. A l’endroit même où les chacals avaient leur repaire, pousseront des roseaux et des joncs. 8 C’est là qu’il y aura une route qu’on nommera “le chemin réservé”. Aucun impur n’y pourra passer, aucun idolâtre n’y rôdera. Elle sera destinée au peuple du Seigneur quand il se mettra en marche. 9 Sur cette route, pas de lion; aucune bête féroce ne pourra y accéder, on n’en trouvera pas. C’est là que marcheront ceux que le Seigneur aura libérés. 10 C’est par là que reviendront ceux qu’il aura délivrés. Ils arriveront à Sion en criant de bonheur. Une joie éternelle illuminera leur visage. Une joie débordante les inondera, tandis que chagrins et soupirs se seront évanouis.
Matthieu 11, 2-11 : Les envoyés de Jean-Baptiste
2 Jean-Baptiste, dans sa prison, entendit parler des œuvres du Christ. Alors il envoya quelques-uns de ses disciples 3 demander à Jésus : « Es-tu le Messie qui doit venir ou devons-nous attendre quelqu’un d’autre ?» 4 Jésus leur répondit : « Allez raconter à Jean ce que vous entendez et voyez : 5 les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont guéris, les sourds entendent, les morts reviennent à la vie et la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres. 6 Heureux celui qui n’abandonnera pas la foi en moi !»
7 Quand les disciples de Jean partirent, Jésus se mit à parler de Jean à la foule en disant : « Qu’êtes-vous allés voir au désert ? un roseau agité par le vent ? Non ? 8 Alors qu’êtes-vous allés voir ? un homme vêtu d’habits magnifiques ? Mais ceux qui portent des habits magnifiques se trouvent dans les palais des rois. 9 Qu’êtes-vous donc allés voir ? un prophète ? Oui, vous dis-je, et même bien plus qu’un prophète. 10 Car Jean est celui dont l’Écriture déclare : “Je vais envoyer mon messager devant toi, dit Dieu, pour t’ouvrir le chemin.” 11 Je vous le déclare, c’est la vérité : parmi les humains, il n’a jamais existé personne de plus grand que Jean-Baptiste ; pourtant, celui qui est le plus petit dans le Royaume des cieux est plus grand que lui.
Musique
PRÉDICATION
Claire
Nous voici en responsabilité de rendre compte, en ce 3ème dimanche de l’Avent, du vécu de l’École biblique durant ces dernières semaines. Il s’agissait de préparer un culte tout entier, un culte pour fêter Noël, ce qui est tout de même impressionnant… Oui ce sont les enfants de l’école biblique qui ont préparé l’ensemble du culte d’aujourd’hui par leurs lectures, leurs questionnements, leurs choix de textes liturgiques et de chants, leur souci aussi de lire ces textes anciens avec leurs inquiétudes d’aujourd’hui, dans un monde bien complexe.
Ce fut l’occasion de nous plonger dans la compréhension des étapes du déroulement d’un culte, un temps de vie ensemble avec Dieu, de la bénédiction initiale qui accueille à la bénédiction finale qui envoie.
Ce parcours, ce fut notamment un temps d’attention portée aux mots :
le mot « grâce » avec la possibilité qu’il nous offre de nous « regarder comme vivants » ; Cette grâce qui nous est donnée gratuitement au début du culte avec les mots entendus tout à l’heure.
Le mot « louange » sans aucun rapport avec la location d’une voiture ! mais signifiant « dire du bien de quelqu’un, en l’occurrence, de Dieu », notamment avec le psalmiste.
Le mot « péché » que l’on aborde avec la prière dite de « conversion » et qui désigne moins la faute commise que l’erreur, ce qui nous fait manquer notre cible, ce qui nous fait par exemple louper notre relation à autrui.
Le mot « pardon » avec les difficultés qu’il suggère bien vite : est-il toujours possible ? qu’est-ce qui le rend possible ?
Pour les enfants, cela pose la question de la responsabilité et de la réciprocité.
Les textes proposés par les lectures du jour faisaient résonner entre eux des échos multiples :
j’en cite quelques fragments :
– la louange du psaume 146 : « Le Seigneur redresse ceux qui sont courbés »
– la prophétie d’Esaïe : « le boiteux fera des bonds de cabri, la langue du muet chantera de joie – oui les eaux jailliront au milieu du désert » (Esaïe 35, 6).
Prophétie reprise au présent par Jésus en réponse à la question de Jean-Baptiste « Es-tu celui qui vient ? » :
« Aveugles, ils voient de nouveau, et boiteux, ils marchent […] et morts, ils se réveillent » (Matthieu 11, 4).
Et l’exhortation de l’épître de Jacques que nous avons lue comme annonce de la volonté de Dieu :
« Prenez donc patience, mes frères » (Jacques 5, 7).
Quatre textes qui ouvrent sur un avenir de joie fraternelle, d’attention portée aux plus démunis, un avenir qui se révèle déjà dans le temps présent ; quatre textes qui font « voir le bonheur », attendu dans la patience et la confiance.
Dans la préface de sa récente nouvelle traduction des Évangiles, Frédéric Boyer éclaire ainsi son projet : « j’ai fini par penser qu’il fallait lire ces textes antiques avec notre inquiétude contemporaine dans les convulsions du monde. »
Les questions formulées par les petits biblistes de l’École biblique (Capucine, Flora, Mathilde, Maxime, Mélissende, Oscar et Raphaël) font écho à ce projet du traducteur. Et les paroles d’espérance et de confiance en un projet de Dieu pour le bonheur des hommes auxquels il a confié sa création, ils les ont confrontées à des perceptions souvent bien sombres du monde actuel : perceptions qui disent l’échec, la répétition des erreurs et des catastrophes, le sentiment de la fatalité à l’œuvre.
Ils ont parlé de la seconde guerre mondiale et de la Shoah avec cette question très précise : comment s’expliquer que la forte présence des églises (notamment protestantes) dans l’Allemagne des années 30 n’ait pas empêché la Shoah ? Certes, il y eut au cœur de l’Allemagne nazie l’Église confessant, la résistance de Dietrich Bonhoeffer au prix de sa vie ; et dans la France de Vichy, il y eut l’engagement par exemple au Chambon sur Lignon… Et il est bon de rappeler leur histoire : en passant sous silence les actes de résistance, aujourd’hui comme hier, on contribue à les affaiblir.
Pourquoi n’a-t-on pas encore appris des erreurs de l’Histoire, demande Capucine qui cite l’un de ses professeurs : en n’apprenant pas du passé, on se condamne à en répéter les erreurs.
Nos jeunes biblistes ont aussi évoqué les risques qui pèsent sur le monde aujourd’hui :
le prophète annonce : « la plaine aride se couvrira de fleurs… » Un désert qui fleurit est-il possible dans un monde qui se réchauffe ? Comment prendre au sérieux cette parole pour notre monde ?
« Ils verront le poids de Yhwh l’éclat de notre Dieu » : « joie fête et délice », « tristesse et pleurs au loin »… « N’ayez crainte voici votre Dieu » dit encore Esaïe. Mais comment surmonter la crainte que suscite une société que l’on sent de plus en plus fragmentée ? Même si on soutient une cause commune, ce soutien peut être traversé par des divergences profondes ; elles se traduisent par la tension des débats, le recours à l’insulte. Peut-on faire face à cette aggravation des clivages et au repli sur soi ?
Alors que peut être une parole prophétique dans le monde présent ? Est-elle possible ? Nous donne-t-elle prise sur la réalité ?
Paul
Pour cela, nous nous demandions d’abord : qu’est-ce qu’un prophète ? Son nom veut dire qui porte une parole, un message, celui de Dieu vers l’humanité.
Et de prophète en voilà un qui nous est présenté dans notre texte d’évangile.
Voilà donc ce Jean le baptiste, vêtu de poils de chameau, se nourrissant de miel et de sauterelles. Celui-là dont la parole attire les foules au Jourdain, dont la prédication atteint jusqu’aux oreilles des puissants. Hérode le respecte, le craint aussi. Déjà bien étonnant : imagine-t-on un être aussi apparemment excentrique avoir l’oreille des dirigeants ? C’est par la marge, par depuis le désert, que part le message. Ainsi, Dieu se joue des apparences. Ce qui porte sa Parole est ce qui semble étonnant aux yeux des humains. Pas un phénomène de foire, un objet d’amusement ou d’étonnement : pas un roseau agité par le vent, pas une parole en l’air, instable, balloté au gré de la rumeur, girouette. Du roseau, il garde la solidité face à la tourmente, contre vents et marées.
Ni un puissant richement vêtu. Non ceux -là ils restent au palais, avec leurs intrigues mesquines, Hérode et sa femme, qui auront la tête de Jean. Et parfois, le prix de l’engagement, c’est connaître des palais leur prison, celle où on cherche à faire taire la voix qui dénonce. Et malgré tout sa parole porte encore, par ses disciples qui viennent interroger Jésus. On s’est d’ailleurs étonné de ce que qu’il semblait relativement simple d’aller lui parler en prison. Aujourd’hui aussi mais rappel que beaucoup quand ils sont enfermés par les régimes qui craignent pour eux, c’est pour les faire taire, et nous avons en souvenir et devons faire porter leur message.
« Plus qu’un prophète » : « au moins deux prophètes », oui Oscar, et en fait tu as raison : Jean n’est plus tout seul. Il est aussi porté par la prophétie et la parole de Malachie devient vraie pour lui. Une chaîne vivante de prophète en prophète. C’est ça aussi le prophète n’est plus seul. On se soutient au-delà du temps et de l’espace, on peut malgré tout passer au-delà des murs de prisons, les témoins du présent parlent et ceux du passé, à nous de le faire devenir vivant pour nous.
Voilà celui qui est le plus grand : pas une grandeur comme on le croit, celle d’une puissance qui écrase. Même le plus petit dans le Royaume sera encore plus grand, en fait cette surenchère est un renversement, qui nous fait revoir tous nos systèmes de valeurs tout faits. Jean a vu de son vivant la venue du Messie, il a dû commencer à croire, se confronter aux doutes et à l’épreuve. Un exemple pour nous aussi, qui sommes 2000 ans plus tard, et qui pourrions-nous sentir éloignés de cette présence immédiate de Jésus. Pour nous et par nous, cette présence peut se continuer, quelque chose de prophétique se réalise collectivement, pas seulement par en étant des super-héros solitaires.
Voilà qui peut nous encourager à agir avec confiance.
Leila
Comment être prophète, transmettre le message sans être super-héros et sans se prendre pour Dieu.
C’est une réflexion qu’on a eu sur les grands de ce monde qui se prennent pour Dieu et prétendent diriger nos croyances, nos choix, notre amour et la paix, mais dont les actes ne suivent pas ce qu’ils disent. Pas de message d’amour dans leur paroles (et encore moins dans leurs actes). L’exigence est donc d’être cohérents entre sa parole et ses actes.
Nous avons alors compris pourquoi ces puissants sont en réalité faibles. Ils se sont soumis à la tentation. Nous devons les relever car ils sont courbés.
Et pour que les les aveugles voient.
Or, quand on voit nos petits biblistes, c’est un véritable l’espoir de voir leur esprit critique aussi aiguisé et le regard aussi clairvoyant sur le monde, ainsi que leur engagement dans l’interprétation des textes et dans leur usage pour mieux aimer le monde.
Avec eux, la relève est assurée !
Ce sont eux les super héros, capables de clairvoyance et d’espérance dans un monde qu’il cherche à comprendre et à transformer.
Musique
CONFESSION DE FOI (debout, ensemble)
Nous croyons en un Dieu de paix, de justice et d’égalité.
C’est parce qu’il est ce Dieu-là qu’il nous appelle à être des disciples dans la liberté et la responsabilité.
Nous croyons en un Dieu qui est lumière et amour
Et qui est venu dans le monde, Qui a été un enfant.
Pauvre, il a nourri et guéri sans demande de richesses en retour.
Il a donné sa vie pour les autres, Jusqu’à la croix Et il est ressuscité
C’est pour ça que la mort n’est pas la fin,
Nous croyons qu’il n’y a pas de destin que nous ne pourrons jamais changer,
mais que les prophéties deviennent vraies, quand on veut les accomplir comme il l’a fait.
32-27, Les anges dans nos campagnes
NOUVELLES ET OFFRANDE (accompagnement musical)
SAINTE CÈNE
Les enfants et Alexander descendent de la tribune de l’orgue
PRÉFACE
C’est notre joie de te célébrer, Dieu notre Père,
pour ce monde que tu as créé si beau,
dont tu traverses les douleurs,
et que tu ne cesses de créer toujours nouveau.
C’est notre joie de te célébrer, Dieu de toute tendresse,
pour Jésus le Christ, que tu as envoyé afin qu’il
marche sur le chemin de d’humanité et devienne notre frère.
Il a manifesté ton amour aux petits et aux pauvres,
aux malades et aux pécheurs ;
Il s’est fait le prochain des opprimés et des affligés.
Par sa vie il a révélé ton visage.
C’est notre joie de te célébrer, Dieu fidèle,
pour ton Esprit, souffle de vie qui nous assemble en Église,
de génération en génération, dans ton amour.
INVITATION
Voici la table où le Ressuscité nous attend pour
partager sa vie. Il nous invite toutes et tous à ce repas. Venez !
Accueillons dans la foi le mystère de sa présence.
Tout est prêt.
Qui que nous soyons, d’où que nous venions,
le Christ nous accueille à sa table.
Oui, venez, car tout est prêt !
Nous vous invitons à prendre votre feuille de culte pour que nous puissions dire ensemble la prière d’illumination.
RÉCIT DE L’INSTITUTION
Le Seigneur Jésus, dans la nuit où il fut livré, prit du pain,
et après avoir rendu grâce, il le rompit et dit :
“Ceci est mon corps, qui est pour vous.
Faites cela en mémoire de moi.’
Il fit de même pour la coupe, après le repas, en disant :
“Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang ;
faites cela en mémoire de moi toutes les fois que vous en boirez.”
ANAMNÈSE ET ÉPICLÈSE
Nous prions :
Père, par ce repas, nous faisons mémoire des paroles et gestes de Jésus, le Christ crucifié,
Et nous proclamons sa victoire sur la mort
jusqu’à l’accomplissement de son règne.
Nous recevons de toi ce pain de vie
destiné à la nourriture du monde.
Nous recevons de toi la coupe d’alliance
que tu offres pour la joie du monde.
Toi qui nous rassembles et nous invites,
Éternel, notre Dieu, renouvelle et raffermis notre foi.
Envoie ton Saint-Esprit sur notre assemblée,
afin qu’en recevant ce pain et ce vin,
nous recevions les signes visibles de la présence invisible de ton Fils parmi nous.
Fais toutes choses nouvelles dans nos cœurs et dans le monde.
PRIÈRE D’INTERCESSION
Unissons-nous dans la prière les uns pour les autres :
Nous te disons merci pour ce culte qui nous réunit en ton nom, et en ton amour.
Nous te disons notre reconnaissance pour ton amour et ta fidélité à notre égard.
Notre Dieu et notre Père, toi qui nous donnes aujourd’hui notre pain,
Tourne nos regards et nos cœurs vers celles et ceux qui, dans notre monde, n’ont ni pain, ni maison, ni justice, ni espoir.
Pardonne-nous nos offenses et tout spécialement, notre volonté insatiable de ne manquer de rien, alors que tant de sœurs et de frères manquent de tout.
Nous te prions pour celles et ceux qui chancellent dans leur malheur,
Celles et ceux que la souffrance rend injustes,
Celles et ceux qui meurent abandonnés de tous,
Celles et ceux qui espèrent contre toute espérance ;
Celles et ceux qui attendent la parole ou le geste qui les rendra à la vie.
Nous te prions pour celles et ceux qui ignorent la pitié,
Celles et ceux qui se moquent de la faiblesse,
Celles et ceux qui restent prisonniers de leur désespoir.
Nous t’en prions, aide-nous à vivre simplement,
A dominer nos besoins factices et nos dépenses exagérées,
Pour pouvoir mieux partager et aimer davantage.
Nous te prions pour les peuples déracinés, exilés, opprimés, les peuples meurtris par la guerre, celles et ceux qui vivent dans la peur d’être arrêtés.
Nous te prions pour l’Eglise universelle, pour son unité, afin que nous soyons les membres divers et variés d’un même corps, enraciné dans une foi commune, appelés à une même espérance, afin que le monde puisse découvrir dans l’amour que nous avons ou que nous aurons les uns pour les autres, que nous sommes tes disciples.
Ainsi, Seigneur, nous serons des frères et des sœurs en Jésus-Christ, unis par l’amour de Dieu notre Père, oeuvrant dans le même Esprit.
Comme Jésus l’a enseigné à ses disciples, nous te disons :
NOTRE PÈRE…
FRACTION DU PAIN ET ÉLÉVATION DE LA COUPE
Le pain que nous rompons et partageons est communion au corps de notre Seigneur Jésus-Christ.
La coupe de bénédiction, pour laquelle nous rendons grâce, est communion au sang de notre Seigneur Jésus-Christ.
Les enfants et Alexander remontent à la tribune de l’orgue
EXHORTATION ET BÉNÉDICTION
Béni soit Dieu. Il nous a donné sa parole pour que nous l’entendions. Il nous a promis son royaume pour que nous espérions.
Allons avec lui sur nos chemins, avec nos frères et nos sœurs, avec toute la création, dans l’audace du service et de l’adoration.
Le Seigneur vous bénit et vous garde. Le Seigneur fait resplendir sur vous sa lumière et vous accorde sa grâce.
Le Seigneur tourne sa face vers vous et vous donne la paix.
Amen.
32-29, Il est né le divin enfant [debout]
Musique