Culte du 12 octobre 2025
Musique
SALUTATION
Je vous souhaite la bienvenue dans ce Temple, frères et soeurs, où nous sommes entrés pour nous retrouver et pour nous retrouver avec le Seigneur. Que chacun de nous se sente ici chez lui, chez elle, en particulier celui qui a traversé les mers et vient partager ce moment d’écoute, de recueillement et de force. Il évoquera la situation dans laquelle se trouve la République Démocratique du Congo. Le pasteur Robert de Goma est avec nous.
Que chacune, chacun reçoive l’Esprit, et par lui une joie profonde.
LOUANGE [debout]
Nous te disons notre reconnaissance. Notre cœur est joyeux de te savoir présent. Merci pour ton appel qui a donné sens à notre existence ; merci pour les frères et sœurs qui nous aident ; merci pour ceux que tu places sur notre route. Merci pour les liens que tu tisses et tout particulièrement pour la communauté fraternelle que tu suscites. Nous te louons pour ta Parole, pour ton Esprit (silence)
Nous sommes le peuple dont tu es le berger, le troupeau que ta main conduit.
Psaume 19A, strophes 1, 2, 3
PRIÈRE DE CONVERSION [assis]
Que jamais le bonheur de la vie n’éteigne en nous la révolte ce qui la défigure mais, que jamais non plus le scandale du mal n’efface en nous la louange de la vie.
Que jamais les mots qui nous font vivre : tendresse, plaisir, liberté, confiance ne se referment en des certitudes figées, mais qu’ils soient source d’une quête toujours inachevée.
Que la petite espérance nous prenne par la main, qu’elle nous entraîne sur des chemins inattendus et qu’elle chante en nous, comme un défi, l’amour de la vie.
L’ANNONCE DU PARDON
(prière d’un homme incarcéré)
Seigneur, toi qui m’aimes tel que je suis, et non tel que je rêve d’être, aide-moi à vivre avec mes ombres et lumières, mes douceurs et mes colères, mes rires et mes larmes, mon passé et mon présent.
Délivre-moi du remords de Judas, qui rentrant en lui-même, n’a pas pu en sortir, épouvanté et désespéré devant l’immensité de son péché. Accorde moi le repentir de Pierre qui a su rencontrer ton regard, appel silencieux chargé de tendresse, et si je dois comme lui pleurer, que ce ne soit pas sur mon orgueil humilié mais sur ton amour offensé et blessé.
VOLONTÉ DE DIEU
Personne ne peut prétendre connaître la volonté de Dieu. Ce que nous pouvons connaître c’est sa voix, même étouffée qui nous oriente quand nous voulons bien l’entendre. Que te dis-le Seigneur en ce jour ? Écoute, tel est le plus grand des commandements.
PRIÈRE D’ILLUMINATION [debout]
Béni sois-tu, Esprit, De chuchoter à tout homme
Qu’il est le bien-aimé de Dieu.
Il y a ceux que tes feux dévorent Ceux que tu couves sous la cendre
Ceux qui gémissent vers toi Comme des branches incendiées
Ceux qui protègent entre leurs mains Une modeste lueur,
Ceux qui se souviennent De ton étincelle jadis, et ceux qui l’ont oubliée
Ceux que tu éclaires et ceux qui s’enfument
Ceux qui n’ont plus d’âtre, ceux qui ont le cœur en loques,
Mais il n’en est pas un, ô Esprit, à qui, au travers de la nuit,
Tu n’aies dit la Nouvelle, et ne sache son âme façonnée par ton amoureuse éternité.
Ce qui se dit en chantant :
21-06, strophes 1,2
LECTURES
2 Rois 5. 14-17
(Le contexte est le suivant : Naaman, valeureux général syrien est atteint de la peste)
Naaman vint donc avec ses chevaux et son char, et attendit devant la porte de la maison d’Elisée. Celui-ci lui fit dire par un envoyé : Va te laver sept fois dans le Jourdain et tu seras complètement purifié… Alors Naaman descendit dans le Jourdain et s’y trempa sept fois, comme l’homme de Dieu le lui avait ordonné, et sa chair redevint nette comme celle d’un jeune enfant : il était complètement purifié. Il retourna vers l’homme de Dieu avec toute son escorte. Lorsqu’il fut arrivé, il se présenta à lui en disant : Voici : je reconnais qu’il n’y a pas d’autre Dieu sur toute la terre que celui d’Israël. Maintenant, accepte, je te prie, un cadeau de la part de ton serviteur. Elisée répondit : Aussi vrai que l’Eternel que je sers est vivant, je n’accepterai rien… Naaman insista, mais Elisée persista dans son refus. Alors Naaman dit : Puisque tu refuses tout cadeau, permets-moi du moins d’emporter un peu de terre de ton pays, juste autant que deux mulets peuvent en porter, car dorénavant ton serviteur ne veut plus offrir ni holocauste ni sacrifice de communion à d’autre dieu qu’à l’Eternel. Seulement, que l’Eternel veuille me pardonner la chose suivante : quand mon souverain se rend dans le temple du dieu Rimmôn pour s’y prosterner, je dois me prosterner en même temps que lui car il s’appuie sur mon bras. Que l’Eternel pardonne donc ce geste à ton serviteur. Elisée lui dit : Va en paix !
Luc 17.11-19
Or, en chemin vers Jérusalem, Jésus longeait la frontière entre la Samarie et la Galilée. Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils se tinrent à distance et crièrent d’une voix forte : Jésus, Maître, aie pitié de nous. Lorsqu’il les vit, il dit, « allez vous montrer aux prêtres. » Et pendant qu’ils y allaient, ils furent purifiés. L’un d’eux, se voyant guéri, revint sur ses pas en louant Dieu à haute voix. Il se jeta aux pieds de Jésus et le remercia. C’était un Samaritain. Jésus demanda : « les dix n’ont-ils pas été guéris ? Ou sont les neuf autres ? N’y a-t-il personne d’autre que cet étranger qui soit revenu pour louer Dieu ? » Alors il lui dit : « Lève-toi et va ; ta foi t’a sauvé. »
Musique
PRÉDICATION
Neuf lépreux et un dixième pas comme les autres
Dans les temps bibliques la lèpre était une malédiction qui maintenant diagnostiquée tôt, se guérit avec des antibiotiques. Se trouver face à un lépreux a toujours été une épreuve terrible. Peut-être aussi effrayante que croiser le regard de haine qui détruit le visage des hommes que peint Jérôme Bosch au XVIe siècle dans Le portement de croix et dont l’image inaugure la feuille de culte. Vous les voyez se presser autour de Jésus qui monte au Golgotha dans une atmosphère irrespirable. Alors prenons notre courage à deux mains pour rencontrer les lépreux qui apparaissent dans les pages de la Bible.
D’abord Naaman. Bien avant la venue de Jésus, il a contracté la lèpre et se déplace de Syrie en Judée dans l’espoir de recevoir la guérison de la main du prophète Elisée. Celui-ci lui enjoint d’exécuter un geste que Naaman considère comme humiliant : se baigner sept fois dans le Jourdain, fleuve plutôt sale tandis de beaux cours d’eau majestueux irriguent son propre pays. De plus, l’injonction est transmise par un serviteur. Elisée ne s’est même pas déplacé, Naaman doit se baigner seul, sans prophète guérisseur pour le bénir. Tout en maugréant il obtempère, la confiance l’emportant. 7 plongeons dans les eaux du Jourdain qui seront celles du baptême de Jésus, et Naaman se voit purifié. Il guérit dans son corps avec le bain et dans son esprit à travers l’humilité qu’Elisée l’oblige à expérimenter.
Arrêtons-nous sur le nombre 7. En symbolique des nombres 7 = 3 (le ciel et la Trinité) + 4 (la terre avec ses points cardinaux). Naaman qui réalise le 7 est un être accompli, symboliquement sa matérialité et sa spiritualité participent d’un même ensemble harmonieux.
Guéri, il veut remercier Elisée avec des cadeaux. Non merci. Alors il comprend : il reconnait Yahvé comme Dieu universel, « il n’y a pas d’autre Dieu sur toute la terre que celui d’Israël. » Pourtant il reste attaché à la croyance des dieux locaux puisqu’il demande de la terre afin de construire un autel en Syrie pour honorer le Dieu d’Israël. A cette époque, aucun dieu ne saurait être déraciné. Alors Naaman transporte un peu de la terre du territoire de Yahvé pour l’honorer en Syrie. L’homme se trouve à la charnière de la logique polythéiste territoriale et de la foi en l’universalité de Yahvé.
Il s’en suit que de retour en Syrie, le soldat préféré du roi sera contraint de s’incliner devant un autre dieu quand le souverain aura besoin de son bras pour honorer le dieu local. La nouvelle foi de Naaman qui a découvert Yahvé restera donc secrète.
Maintenant, suivons Jésus, qui passe de Samarie en Galilée. Il va d’une région à l’autre, mais il ne passe pas son chemin. Attentif à tout ce qui advient, il réagit à l’initiative que prend un groupe de dix lépreux, le rencontrer pour espérer le miracle de leur guérison. On les entend d’abord crier, ils crient leur malheur et leur supplication car ils savent que, ému par la peine de quelqu’un, Jésus opère des miracles. Mais de toute façon le devoir du lépreux est de crier avant de s’approcher de tout lieu pour avertir les gens de la nécessité de s’écarter. Ils sont contagieux. En criant, ils suivent la loi. Jésus fait de même, il ne les touche pas en respectant les consignes sanitaires. Non seulement il les entend, mais il les voit. Ce groupe se sent compris dans sa souffrance, regardé avec compassion, hommes et femmes dont Jésus prend en compte la déchéance. Que veulent-ils ? La guérison bien-sûr, mais aussi recouvrer une place dans la société, se redresser, affirmer leur dignité et leur humanité car, pestiférés, ils sont tous des parias.
Or Jésus n’accomplit rien de particulier, s’il ne les guérit pas d’un geste miraculeux, il leur dit cependant d’aller se faire examiner par les prêtres du Temple habilités à déclarer quelqu’un sain de corps. Là encore, il y a observance de la loi, car, une fois la santé recouvrée, un malade doit obtenir d’un prêtre la permission de réintégrer la communauté.
Quand tous les dix guérissent en chemin et qu’un seul revient remercier Jésus et se jeter à ses pieds, le nez dans la poussière, que se passe-t-il ?
Cet homme est samaritain, triplement proscrit comme lépreux, mais aussi comme étranger, et qui plus est, originaire de Samarie. Les gens de Samarie sont honnis des Judéens, considérés comme de mauvais croyants, voire des hérétiques. Ce n’est pas la première fois que Jésus se sert de l’identité des samaritains pour mettre en lumière à l’opposé les contradictions des judéens si fiers de leur bonne conduite. Il s’en sert ici aussi pour mettre en évidence l’universalité de Dieu, Dieu sauvera quiconque, Dieu est un Dieu sans frontière.
Ensuite, ce samaritain désobéit. Il n’obtempère pas au commandement de Jésus, il ne va pas au Temple, rebrousse chemin. Il y a des moments dans la vie où l’on sent la nécessité de ne pas suivre le chemin attendu. On peut comprendre et applaudir à un mouvement d’autonomie contraire aux ordres quand il s’agirait d’exécuter une injonction qui bafouerait la morale ou la dignité humaine. Par exemple se refuser à humilier un prisonnier. Or ce n’est pas le cas. Ici la désobéissance consiste seulement à inverser l’ordre des choses, pas forcément à le bouleverser. La désobéissance, c’est aller à l’essentiel quand tout dans la société prêche l’éparpillement. L’homme après avoir exprimé sa gratitude à Dieu ira peut-être faire valider sa guérison. Et s’il ne le fait pas, tant mieux, parce qu’il montre que l’urgence pour lui est de changer de chemin, mouvement que l’on peut entendre justement comme changer sa vie.
C’est une autre réflexion sur la symbolique des nombres qui permet d’avancer cela. Avec 9, on accomplit un cycle complet, la gestation d’un enfant en est le meilleur exemple. C’est-à-dire que jusqu’à 9, on franchit une série d’étapes qui ramènent à un éternel retour. En effet toute multiplication par 9 conduit à retrouver 9. Ainsi 2 x 9 = 18 soit 1 + 8 = 9 ou bien : 3 x 9 = 27 soit 2 + 7 = 9 et ainsi de suite.
Les 9 lépreux guéris qui ne vont pas remercier Dieu ont accompli un cycle, ils retrouvent ce qu’ils possédaient auparavant un corps sain, une place dans la société, leur dignité d’hommes et de femmes debout en lien avec les autres. Ils ne rebroussent pas chemin, peut-être même vont-ils obéir jusqu’au bout au commandement, se rendre au Temple pour examen. Plaçant une confiance immédiate en Jésus, ils ont franchi les étapes telles qu’on le leur demandait prenant la route sans même avoir reçu le moindre indice de guérison, ni une parole singulière, ni un signe du Ciel, ni même un changement interne perceptible dans leur corps. Ils sont partis derechef, confiants dans la pensée que leur vœu le plus cher, guérir, serait exaucé.
Mais 10, chiffre de l’homme reconnaissant, change tout. Après 9, on commence en effet quelque chose, mais pas à l’identique. On passe des nombres aux chiffres, on saisit le 1, chose unique qui s’ouvre sur du nouveau. Le dixième miraculé, le nez dans la poussière, est 1 ; il a recouvré non seulement sa place et son identité sociale, mais aussi sa dimension spirituelle à travers sa posture d’humilité. Reconnaissant, soumis à Dieu, il accepte sa condition de mortel puisque, étendu au sol, il retourne symboliquement à la poussière dont il provient. Il a renoué avec son unité.
Il est guéri et sauvé, tandis que les autres sont seulement guéris. Sauvé, pas seulement à cause de sa reconnaissance envers Dieu, mais parce transporté par le sentiment d’une urgence, sa vie est transformée. Quand Jésus dit à l’homme de se lever, il s’agit d’une remise debout existentielle. De l’humiliation à la dignité, de l’exclusion à l’appartenance, de la mort à la vie. « Va » dit Jésus. L’homme va à une mission qu’il s’est attribuée lui-même sans que personne ne le lui demande : dès guéri, c’est à pleine voix qu’il proclame les bienfaits de Dieu. Voici sa mission : proclamer la bonne nouvelle, l’amour de Dieu et du prochain, sauve. Paul dit : « quand on vit en Christ, on est une nouvelle créature. »
Il y a un signe pour exprimer cette nouvelle vie, signe partagé par Naaman et le dixième homme, la joie. La joie proclamée du Samaritain reconnaissant prolonge la joie intérieure de Naaman. La mission que se donne spontanément ce dixième homme est aussi la nôtre : proclamer notre foi, annoncer la bonne nouvelle du salut si nous acceptons de changer notre vie à partir de la rencontre avec Jésus. Sentir le regard aimant de Dieu posé sur nous permet de se soustraire au pouvoir de la lèpre qui défigure l’humanité de même qu’elle tord les visages des acharnés à conspuer Jésus dans le tableau de Jérôme Bosch. Cette lèpre qui ronge l’humanité de génération en génération a pour nom haine, mépris, injustice, violence pillage des ressources naturelles, guerres, féminicides, génocides. Les religions ne sont pas demeurées en reste pour propager la lèpre.
Pour celles et ceux qui suivent le Christ, en foi ou sans même en prendre conscience, la joie intérieure ou la joie proclamée prennent leur source dans la certitude de se savoir aimé de Dieu et attise le courage pour lutter en faveur de la paix, pour prendre soin d’autrui et de la terre, aimer tout prochain, le considérer comme un semblable, et changer sa vie pour cela.
Combien sommes-nous dans l’humanité engagés dans ce projet ? Espérons plus que 10% pour reprendre la symbolique de 1 humain sur 10 à manifester de la reconnaissance à Dieu. Avec eux, avec elles, proclamons que fraternité et sororité changent profondément le monde. Vivre vraiment ce projet, ensemble prier et débattre sur sa mise en œuvre, c’est là notre joie, notre force, notre pleine voix.
Musique
CONFESSION DE FOI [debout, ensemble]
Nous croyons en Dieu, qui nous appelle à oeuvrer à ses côtés, en vue de maintenir le monde et de le faire, chaque jour, nouveau. Il est notre lumière, et nous avons besoin de son amour. Lui aussi, il a besoin de notre amour. Nous croyons que Christ est venu pour aider chacun à porter sa peine et lui indiquer le chemin vers la cessation de la peine. Il est à nos côtés, que nous soyons ou non capables de le reconnaître et nous avons confiance en lui. Lui aussi, a confiance en nous. Il nous a donné son esprit, qui nous ressource et nous appelle, afin que nous ne restions pas au-dehors mais que nous puissions garder précieusement l’espérance.
21-11, strophes 1, 2
ANNONCES ET OFFRANDE (accompagnement musical)
SAINTE CENE
PREFACE ET INSTITUTION
C’est notre joie de te célébrer, ô Dieu, pour ce monde que tu as créé si beau et que tu gardes à travers ses douleurs jusqu’au jour où, selon ta promesse viendra ton Royaume.
Le soir venu, Jésus se mit à table avec les douze. Pendant le repas, il prit du pain et, après avoir rendu grâces, il le rompit et le leur donna en disant : « Prenez, mangez, ceci est mon corps. » Ayant aussi pris la coupe et rendu grâces, il la leur donna en disant : « buvez-en tous, car ceci est mon sang, le sang de l’alliance qui est répandu pour la multitude, pour le pardon des péchés. Je vous le dis, désormais je ne boirai plus de ce fruit de la vigne jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, avec vous, dans le Royaume de mon Père. » (Mt 26,20 et 26-29)
ANAMNESE ET EPICLESE
Père, au moment de nous approcher de cette table, nous faisons mémoire des paroles et des gestes de Jésus-Christ, de sa mort et de sa résurrection, et nous attendons son retour. Nous recevons de toi ce pain de vie destiné à la nourriture du monde. Nous recevons de toi la coupe d’alliance que tu offres pour la joie du monde.
Tu nous rassembles et nous invites. Par ton Esprit renouvelle notre foi afin que ce pain et ce vin soient les signes de la présence de ton Fils parmi nous.
Fais toutes choses nouvelles dans nos cœurs et dans le monde.
INVITATION
Voici le repas que nos mains ont préparé, mais c’est le Seigneur qui invite. Voici la table que nous avons dressée, mais c’est lui qui accueille. Nous sommes invités, que tous ceux qui reconnaissaient en Jésus-Christ le Seigneur forment un cercle autour de cette table. Ceux qui ne souhaitent pas communier sont invités à venir dans le cercle et ne prendront pas le pain et le vin
Venez car tout est prêt.
PRIÈRE D’INTERCESSION ET EUCHARISTIQUE
Que ton esprit descende sur le monde, pour que plus personne ne croie au droit du plus fort, au langage des armes, au pouvoir des puissants.
Que ton esprit descende sur nous pour que grandissent les droits de tous les humains, que disparaissent les privilèges et l’ordre établi immuable, pour que s’ouvrent les mains, et que se déploie la puissance des non violents.
Que ton esprit sème l’idée que l’ordre de la force et de l’injustice est un désordre.
Que ton esprit travaille notre espérance pour cesser de croire la guerre et la faim inévitables, la paix impossible et pour avoir foi en l’action modeste, à l’amour aux mains nues.
Que ton esprit descende sur notre communion à cette prière au moyen du pain et du vin de ce jour.
NOTRE PÈRE…
FRACTION ET ELEVATION
Le Pain que nous rompons est communion au corps du Seigneur Jésus-Christ.
La coupe de bénédiction pour laquelle nous rendons grâces, est communion au sang du Seigneur Jésus-Christ.
DISTRIBUTION
ACTION DE GRACES
Nous te remercions, Père, pour ce repas pris ensemble. Accorde-nous de vivre cette nourriture, de te célébrer toujours avec joie et d’être ainsi témoins de Jésus-Christ
ENVOI
Maintenant, Seigneur, tu laisses tes serviteurs s’en aller en paix selon ta parole. Car nos yeux ont vu ton salut, salut que tu as préparé devant tous les peuples, Lumière pour éclairer les nations.
BENEDICTION
Recevons la bénédiction de la part de Dieu :
« Le Seigneur de la paix vous donne lui-même la paix, parce que nous avons mis dans nos cœurs la fraternité et la sororité, en tout temps et de toute manière.
Amen »
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