Culte du 30 novembre 2025
Musique
SALUTATION
La grâce et la paix de Dieu notre Père, l’amour de Jésus-Christ et la consolation de l’Esprit Saint nous sont offerts pour que nous vivions ce culte le cœur au repos et l’esprit apaisé. Amen.
ACCUEIL
Soyez les bienvenus dans ce temple à l’occasion de ce culte.
Nous allumons la 1ère bougie pour symboliser notre entrée dans la 1ère semaine de l’Avent.
Un nouveau temps liturgique commence, qui va nous rapprocher chaque jour de la fête de Noël.
Dans la foi qui est la nôtre, nous sommes appelés à nous préparer à la venue de Jésus de Nazareth dans notre monde, qui peut devenir le Christ de notre foi.
PRIÈRE
(de Michel Bouttier, pasteur)
Donne-moi, Seigneur, aujourd’hui de nouveaux cieux et une nouvelle terre.
Donne-moi l’émerveillement de l’enfant qui ouvre son premier regard sur le monde,
La joie de l’enfant qui découvre ta splendeur en chaque chose,
en chaque être rencontré, un reflet de ta gloire.
Donne-moi la joie de celui dont les pas sont nouveaux.
Donne-moi le bonheur de celui dont la vie est chaque jour neuve et innocente et espérante, chaque jour, pardonnée.
Donne-moi de reconnaître toutes choses, en Christ,
Arbres et champs,
Demeures et travaux,
Bêtes et gens,
D’être reconnaissant,
Ô mon Dieu !
31-10, strophe 1
LOUANGE
Louons le Seigneur notre Dieu !
Éternel Dieu de la vie,
Que vienne le temps,
Où les hommes enfin se rencontreront
Comme des frères libérés,
Dans leur cœur, leur pensée, leur vie
Pour vivre l’échange, la rencontre, le partage !
Que vienne le temps, Éternel,
Où l’amour donnera la main à la loi,
Une loi respectueuse du droit de tous
Qui n’écrasera personne,
En étant proche du petit pauvre, de l’humble.
Que vienne le temps, Éternel,
Où « Aimer » ne sera pas seulement un verbe à conjuguer,
Mais une réalité conquise, par-delà les artifices des mots,
A la force de la volonté et des poignets.
Que vienne le temps, Éternel,
Où la terre donnera des fruits de justice, d’amour et de paix,
Que l’on viendra cueillir au cœur des temps nouveaux !
Que vienne le temps, celui de ta gloire, ô Éternel,
Celle promise par les prophètes !
Alors, nous aussi, nous paraîtrons, revêtus de ton amour,
Drapés de ta gloire, mon Seigneur, et mon Dieu !
Psaume 138, strophes 1, 2 et 3
CONFESSION DU PÉCHÉ
(d’après une prière de Marion Muller-Collard)
Prions ensemble :
Éternel, toi que nous appelons Dieu, ou Père,
Tu es la grande surprise de nos vies, la déroute de nos routines,
Tu tires sur la manche de nos habitudes.
Tu es l’heureux désordre qui nous aventure au-delà de nos frontières.
Viens nous aider à veiller, sur nous-mêmes et sur les autres.
Viens nous aider à nous tenir prêt à ton bouleversement dans nos vies.
Éternel, tu es aussi la brise légère qui s’évanouit dans l’imperceptible,
Le petit déplacement que nous remarquons à peine,
L’enfant à nos côtés, le malheureux qui frappe à la porte de notre cœur ou de ntre maison.
Viens nous aider à veiller à chaque instant,
Viens nous aider à tendre l’oreille à tes murmures.
Éternel, toi que nous appelons notre Dieu et notre Père,
Tu arrives dans nos vies comme une naissance
Et tu fais toutes choses nouvelles, jour après jour.
Tu portes avec toi, à la fois l’inédit et la continuité
Viens nous aider à veiller à chaque instant,
Viens nous aider à laisser ta venue nous remettre au monde.
Amen.
31-10, strophe 2
DÉCLARATION DU PARDON [debout]
Nous aimons Dieu parce qu’il nous a aimés le premier.
Dieu nous aime jusque dans nos limites.
Il nous aime avec nos défauts, que nous sommes certains d’avoir.
Il nous aime avec nos qualités que nous ne pensons pas posséder.
Il nous aime avec notre doute qui nous fait poser de vraies questions
Il nous aime avec notre foi, grosse comme une graine de moutarde.
Il nous aime avec notre lâcheté, quand la peur nous envahit,
Il nous aime avec notre courage, qui nous rend inventifs !
Aujourd’hui, en la présence de Jésus-Christ, Dieu rencontre nos imperfections, nos tâtonnements, notre orgueil, nos échecs et nos questions.
Il rencontre aussi nos progrès, notre persévérance, nos réussites et notre paix.
Que son pardon nous construise !
Que sa paix nous accompagne !
Que son amour nous bénisse ! Amen !
Chantons à Dieu notre reconnaissance !
31-10, strophe 3
VOLONTÉDE DIEU
Écoutons maintenant comment Dieu nous révèle son amour selon les paroles du prophète Michée (6,8) :
On t’a fait connaître, ô Homme, ce qui est bien,
Et ce que l’Éternel demande de toi :
C’est que tu pratiques la justice,
Que tu aimes la miséricorde,
Et que tu marches humblement avec ton Dieu.
31-10, strophe 4
PRIÈRE D’ILLUMINATION
(Pasteur André Dumas)
Ta Parole est comme l’eau.
Rafraichis-nous à sa source,
Plonge-nous dans son courant,
Entraine-nous vers sa mer.
Ta Parole est comme le feu.
Qu’elle nous éclaire sans nous éblouir.
Qu’elle nous réchauffe sans nous brûler.
Qu’elle nous embrase sans nous dévorer.
Ta Parole est comme le ciel.
Élargis-nous en elle, pour que nous connaissions
La hauteur et la profondeur de tout ce qui est.
Ta Parole est comme la terre.
Enracine-nous-en elle,
Pour que nous éprouvions la solidité et la constance
De tout ce que tu nous donnes, exiges et promets.
Amen.
LECTURES
-Joël 2, 12 à 18
-Psaume 95, versets 6 à 8
-Marc 1, 1 à 8
31-03, strophes 1, 2 3 et 4
PRÉDICATION : Jésus est-il venu pour convertir ?
Amis, frères et sœurs,
En ce premier dimanche de l’Avent, période de préparation à Noël, c’est à la conversion que nous sommes appelés. Et cela commence par une image saisissante qui nous est donnée par le prophète Joël.
Au moment où le texte du prophète Joël est écrit, il y a une pratique religieuse juive qui consiste à déchirer ses vêtements, lorsqu’on traverse une période de deuil. Ou aussi, lorsqu’on voulait demander pardon à Dieu de tout son cœur, on le manifestait en déchirant ses vêtements, pour dire d’une certaine manière, que les préoccupations matérielles n’avaient plus d’importance. Seule comptait le deuil ou la pénitence. Dans le passage que nous venons d’entendre, le prophète Joël, porte-parole de Dieu, invite son peuple à revenir vers lui, à refaire une conversion à Dieu. Mais, déchirer ses vêtements n’est plus suffisant. Pour une vraie repentance, et une véritable conversion, c’est son cœur qu’on doit déchirer, à la manière des vêtements. « Déchirez vos cœurs, et non pas vos vêtements », dit le prophète Joël.
Ce qui compte ici, ce n’est plus le geste extérieur de déchirer ses vêtements, mais ce qui compte, c’est de le vivre en profondeur, en réalité, à l’intérieur de soi. C’est pourquoi en prenant l’exemple de la déchirure des vêtements, Joël le fait glisser sur l’intérieur de la personne même.
Le cœur, en hébreu, c’est le siège de toutes les émotions, c’est aussi le centre de la vitalité humaine. Déchirer son cœur, c’est donc l’ouvrir. Comme une opération à cœur ouvert, c’est être fragilisé et être accessible à tout ce qui se passe autour de nous. Accepter de le déchirer, et même ici, être exhorté, invité, de le décider par soi-même, c’est un acte volontaire et conscientisé, c’est donc choisir d’être atteint dans la profondeur de nous-mêmes, et d’entreprendre une conversion. C’est se laisser atteindre, à l’intérieur de soi, par l’extérieur qu’on voulait laisser à distance, et accepter que cela nous chamboule.
Mais ici, par l’intermédiaire de la foi, déchirer son cœur, en présence de Dieu, devant Dieu, c’est laisser Dieu nous regarder de façon authentique, et avec son regard d’amour, sa tendresse, c’est ici, laisser sa parole nous rejoindre et nous laisser transformer par elle. Et ce n’est pas forcément une parole d’accusation ou de culpabilisation, mais c’est plutôt une parole libératrice, portée par une présence libératrice. Une parole de vie qui est là pour donner, ou redonner la vie. Surtout, si on y consent.
C’est exactement la même chose dans la relation que nous avons à Dieu. Déchirer son cœur devant Dieu, c’est s’ouvrir dans la confiance, à sa présence qui se révélera totalement inattendue et qui va nous emmener sur des chemins totalement nouveaux, totalement inédits. Cela prend du temps, parce qu’il faut abandonner nos anciennes façons de faire, nos anciennes façons de penser. Même si la déchirure est synonyme de blessure, à la manière d’un accouchement, c’est le synonyme d’une ouverture qui donne la vie. Ici, c’est bien d’une nouvelle naissance dont il s’agit.
Nouvelle naissance que l’on va retrouver dans l’Évangile de Marc. Avec une plus grande sobriété, par ces mots : convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle. En fait c’est Jean-Baptiste qui commence. Il annonce quelque chose qui était déjà connu des anciens. Il rappelle les paroles du prophète Esaïe qui disait : je vais envoyer mon messager devant toi pour préparer ton chemin. Quelqu’un crie : dans le désert préparez le chemin du Seigneur faites-lui des sentiers bien droits ! Et lorsque Jean-Baptiste arrive à son tour, il appelle son entourage à faire un geste qui montrera qu’il accepte de changer de comportement. Faites-vous baptiser dans le but de montrer que vous voulez vraiment de vie. Le geste de Jean-Baptiste ici rappelle les vêtements déchirés. Il annonce quelque chose qui va venir ensuite, il annonce même quelqu’un qui va venir ensuite. Son rôle est de déblayer la route, de préparer les cœurs à ce qui va arriver par la suite. Le baptême ici, s’apparente au signe extérieur des vêtements déchirés d’autrefois. Les gens confessent leurs péchés devant tout le monde, publiquement. C’est encore un signe extérieur. Jean Baptiste les baptise. Mais il ne s’arrête pas là. Il annonce la venue de quelqu’un qui ira encore plus loin que lui. « Lui il vous baptisera dans l’Esprit Saint ».
Alors quelques temps après, c’est Jésus qui arrive à son tour en Galilée, et qui prêche. Marc ne nous explique pas les détails de cette première prédication, mais il nous en donne l’essentiel : « Le royaume de Dieu est proche. Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle ».
Jésus serait-il venu pour convertir les foules ?
Les évangiles commencent par ces mots : « Les temps sont accomplis, le règne de Dieu s’est approché, convertissez-vous et croyez à la bonne nouvelle ». (Mc 1, 15). Pourtant, Jésus n’a pas converti les foules en masse, parce que ce n’est pas pour cela qu’il est venu. Il est venu pour témoigner de sa foi au Dieu d’Israël et partager son interprétation des Écritures. Il est venu donner un message qu’il a assumé de la part de Dieu, jusqu’au moment ultime de sa vie, pour ne pas renier la profondeur de ce message. Il a toujours été saisi par l’urgence d’une parole qui puisse rejoindre les préoccupations des hommes et des femmes de son temps. Il a été ému jusqu’aux entrailles par les personnes souffrantes qu’il a rencontrées. Ce qui reste de son enseignement est contenu dans les Évangiles, mis par écrit par quelques disciples. Cela aurait pu rester lettre morte, mais il se trouve que ces écrits continuent de susciter un élan vital pour des millions de personnes à travers le monde, encore aujourd’hui. Sans doute parce que la conversion dont il est question dans les Évangiles, comme dans toute la Bible d’ailleurs, relève plus d’un changement de réflexion, d’un élargissement de point de vue, d’un changement de mentalité et d’une prise de conscience de la présence de Dieu aux côtés des hommes, que d’un changement de religion ou de confession. Et c’est certainement là que réside la force de l’enseignement du Christ : son témoignage d’un Dieu qui a partie liée avec l’humanité. C’est un Dieu avec les hommes et non pas contre eux. Cette compréhension de Dieu ne relève pas forcément d’une conversion immédiate, mais bien d’une réflexion approfondie reliant foi, connaissance et expérience, qui peut prendre toute une vie.
Lorsqu’on regarde de près les récits évangéliques, les guérisons et les miracles ne forcent pas l’adhésion enthousiaste des foules. Si jamais c’est le cas, ce n’est pas pour très longtemps, car les foules sont mouvantes et versatiles. Si jamais elles insistent trop auprès de lui, Jésus finit toujours par s’échapper pour se mettre à l’écart, prendre du recul en se replaçant devant Dieu. Il montre l’exemple d’un homme qui ne fait rien pour lui-même mais qui rend compte de la présence d’un autre, que certains nommeront le Tout Autre, dans sa vie. Les gardiens de la Loi de Moise ont observé avec suspicion cet homme qui les bouscule par son évangile contestataire. Scandalisés par le comportement fort peu religieux de Jésus, ils l’ont poussé dans ses retranchements par bon nombre de controverses. Beaucoup ne souhaitant pas le rejoindre, certains se ligueront pour le faire mourir. Les partisans de différents messianismes de cette époque ont eu d’excellentes raisons de ne pas suivre Jésus, parce qu’ils ne se reconnaissaient pas dans son discours. Au fond, il n’est resté qu’une poignée de disciples, qui ne comprennent pas toujours tout ce que Jésus leur enseigne et qui l’abandonnent à la fin de sa vie.
Et Jésus, n’avait-il pas besoin de se convertir, lui aussi ? Pourquoi pas ? Il y a un récit qui vient dérouter le lecteur quant à la notion de conversion. C’est le récit de la rencontre de Jésus avec la femme cananéenne (Mt 15, 25-28). Cette histoire montre Jésus presque sous un mauvais jour, puisqu’il refuse d’écouter et d’exaucer une femme venue lui demander du secours pour sa fille, sous prétexte qu’elle est une étrangère à Israël. Jésus déclare qu’il n’est venu que pour les brebis de la maison d’Israël. Il la traite comme un chien, suprême injure. Mais la femme ne se démonte pas et insiste avec patience en affirmant qu’elle est prête à accepter, comme le chien, les miettes qui tombent de la table du maître. Finalement Jésus accèdera à sa demande et guérira sa fille. Beaucoup y voient ici le chemin d’une conversion de Jésus, dans le sens d’une prise de conscience d’un élargissement de son ministère ayant une dimension plus universelle qu’il ne l’avait envisagé. Tout cela est perceptible par la réflexion, l’approfondissement, la prise de conscience. Jésus n’est pas un convertisseur automatique. Il est d’abord une personne relationnelle, qui lutte tout le temps contre ce qui déshumanise l’être humain. Dans son ministère, il y a eu des situations comme la rencontre avec cette femme, où il a pris conscience de certains de ses manquements. C’est l’expression même de l’humanité qu’en lui, Dieu assume. C’est bien ce Messie-là qui parle au cœur de génération en génération.
Ici se convertir, c’est ouvrir son cœur à ce qui va être dit et à ce qui va être fait. Ouvrir son cœur pour accueillir la nouveauté de Dieu, c’est consentir à cet accueil, c’est consentir à orienter sa vie autrement que précédemment. Se tourner vers Dieu, en regardant et en écoutant Jésus de Nazareth, qui va parler de Dieu autrement. Qui va révéler une autre façon de faire confiance. Et cela commence par : croyez à la Bonne Nouvelle ». Faites confiance à la Bonne Nouvelle. Consentez à croire que cette nouvelle est bonne, pour vous. C’est vraiment un impératif, et cet impératif peut nous dérouter. Tout au long de son ministère, Jésus n’aura de cesse d’insister sur la nécessité de croire, y compris sans preuves. Il dira même : heureux ceux croiront sans voir. Pourquoi cet impératif ? Pourquoi cette insistance ? Normalement, on insiste pour dire aux gens de faire quelque chose s’ils ont tendance à ne pas le faire. Jésus a besoin de nous dire « Aimez vos ennemis » précisément parce que nous avons tendance à ne pas les aimer. S’il dit « croyez », en employant, c’est parce qu’il connaît nos tendances à ne pas croire.
Et pourtant, nous sommes au bénéfice de la foi de celles et ceux qui nous ont précédés, et qui ont un jour, consenti à l’Évangile.
Alors en ce nouveau dimanche de l’Avent, posons-nous la question : vers quoi, vers qui notre vie est-elle orientée ? Quelle est notre source de vie ? Quelle est la source de notre joie ? Comment comprendre pour nous-mêmes ce mot de conversion ? La voyons-nous comme quelque chose de pénible, d’ennuyeux ? Est-ce quelque chose de contraignant, d’exigeant ? Oui sans aucun doute, surtout s’il n’y a aucun consentement de notre part, à se laisser accueillir tel qu’on est, par Dieu qui est synonyme de tendresse.
Car revenir à lui est semblable à une marche libre et joyeuse, vers Celui qui est tendresse et amour. Il veut simplement combler notre vie de ses bienfaits. C’est une marche synonyme d’espérance, à faire chaque jour et ça peut commencer aujourd’hui, puisqu’aujourd’hui est le premier jour de ce qui nous reste à vivre.
Et c’est chaque jour que se joue notre relation à la confiance de l’autre, à la confiance dans l’autre. Et aussi dans le Tout-Autre, dans cette histoire de consentement, de conversion, c’est d’abord accueillir le Christ comme une bonne nouvelle dans notre vie et avec lui, le Dieu en qui Christ lui-même a mis sa propre confiance, Dieu à qui il a donné son propre consentement, son OUI sans réserves, jusqu’au dernier jour de sa vie. Son message est une bonne nouvelle. Par moments, on a du mal à le croire. Heureux celui qui pleure, il sera consolé. Heureux celui qui est doux, il aura la terre en héritage. Alors….
Pourquoi y a-t-il encore ce petit quelque chose de pessimiste, ou de sceptique, comme une réticence, toujours présente dans la nature humaine, prompte à se méfier d’une bonne nouvelle, et par conséquent de la Bonne Nouvelle ? Lorsque vous entendrez ces paroles, disait déjà le psalmiste, n’endurcissez pas votre cœur.
Revenez à moi de tout votre cœur, déclare le Seigneur,
car je suis un Dieu de tendresse (2,12).
C’est mon vœu, mon souhait, pour cette première semaine de l’Avent, pour chacun, chacune d’entre nous.
Amen.
Musique
31-04, strophes 1, 2 et 3
CONFESSION DE FOI
(Pasteur Vincens Hubac, Seigneur, Dieu vivant, le 21 novembre 2021)
Seigneur, Dieu vivant
Nous confessons ton nom comme Dieu de la vie, parole vivante, parole libératrice, appel, joie, projet.
Par les prophètes et par Jésus-Christ, tu nous montres ce que sont ta fidélité et la grâce qui touchent chaque être vivant ici-bas.
Aujourd’hui, comme hier et comme demain, par ton Esprit tu affirmes ta présence dans ce monde que tu sauves du chaos et nous te rencontrons dans le partage de ta parole, dans le regard de l’autre, dans les gestes de la vie, dans un morceau de pain rompu, dans l’accueil d’un enfant.
Fort dans ta faiblesse, nous savons qu’en Jésus-Christ tu nous libères de toute peur, que tu permets le face à face avec toi. Nous savons que tu nous appelles à une vie d’éternité.
En tout cela, nous reconnaissons avec Jean que tu es Amour, avec Paul que tu es liberté et avec l’Apocalypse que tu es notre espérance. Amen.
41-26, strophe 1 (bis)
ANNONCES ET OFFRANDE
C’est maintenant le moment de l’offrande. La collecte qui sera recueillie parmi vous permettra à notre Église de continuer à annoncer l’Évangile. Dieu aime le don joyeux !
(accompagnement musical)
PRIÈRE D’INTERCESSION
Unissons-nous dans la prière les uns pour les autres :
Nous te disons merci pour ce culte qui nous réunit en ton nom, et en ton amour.
Nous te disons notre reconnaissance pour ton amour et ta fidélité à notre égard.
Notre Dieu et notre Père, toi qui nous donnes aujourd’hui notre pain,
Tourne nos regards et nos cœurs vers celles et ceux qui, dans notre monde, n’ont ni pain, ni maison, ni justice, ni espoir.
Pardonne-nous nos offenses et tout spécialement, notre volonté insatiable de ne manquer de rien, alors que tant de sœurs et de frères manquent de tout.
Nous te prions pour celles et ceux qui chancellent dans leur malheur,
Celles et ceux que la souffrance rend injustes,
Celles et ceux qui meurent abandonnés de tous,
Celles et ceux qui espèrent contre toute espérance ;
Celles et ceux qui attendent la parole ou le geste qui les rendra à la vie.
Nous te prions pour celles et ceux qui ignorent la pitié,
Celles et ceux qui se moquent de la faiblesse,
Celles et ceux qui restent prisonniers de leur désespoir.
Nous t’en prions, aide-nous à vivre simplement,
A dominer nos besoins factices et nos dépenses exagérées,
Pour pouvoir mieux partager et aimer davantage.
Nous te prions pour les peuples déracinés, exilés, opprimés, les peuples meurtris par la guerre, celles et ceux qui vivent dans la peur d’être arrêtés.
Nous te prions pour l’Église universelle, pour son unité, afin que nous soyons les membres divers et variés d’un même corps, enraciné dans une foi commune, appelés à une même espérance, afin que le monde puisse découvrir dans l’amour que nous avons ou que nous aurons les uns pour les autres, que nous sommes tes disciples.
Ainsi, Seigneur, nous serons des frères et des sœurs en Jésus-Christ, unis par l’amour de Dieu notre Père, œuvrant dans le même Esprit.
Comme Jésus l’a enseigné à ses disciples, nous te disons :
NOTRE PÈRE…
EXHORTATION ET BÉNÉDICTION [debout]
Frères et sœurs,
Préparons-nous ! Veillons et prions !
Viens Seigneur, nous t’attendons !
Viens renaître en nous, source de vie !
Viens nous libérer, prince de la Paix !
Viens nous éclairer, lumière du monde !
Le Dieu de Jésus-Christ est avec nous tous !
Qu’il nous donne sa bénédiction !
Que sa paix nous construise !
Que son pardon nous réjouisse !
Que son amour nous guérisse !
Allons dans la paix de notre Seigneur,
Amen.
14-05, strophes 1 et 2
Musique